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Assemblée générale 2010

Assemblée générale 2010 : « la primauté de l’humain sur le capital... »

En 2009, La Mutuelle Générale a passé le cap du million d’adhérents. Elle a démontré une nouvelle fois sa solidité financière et provisionné l’ensemble de ses garanties, gage de sécurité pour les adhérents. Les 11 et 12 juin derniers, à Nantes, 467 délégués de La Mutuelle Générale ont débattu des enjeux de l’avenir, des attentes des adhérents et de la vie militante.

En période de crise, l’économie sociale démontre plus que jamais sa modernité. C’est ce qu’a indiqué Patrick Sagon, Président, soulignant également l’environnement instable dans lequel évolue La Mutuelle Générale : un déficit record de plus de 20 milliards d’euros pour la Sécurité sociale en 2009, l’accroissement de la concurrence dans le secteur de la santé, le développement des comportements consuméristes…

Face à ces constats, Patrick Sagon a mis l’accent sur les atouts de La Mutuelle Générale, à commencer par son ambition stratégique : devenir une mutuelle interprofessionnelle de premier plan d’ici 2012, capable de constituer le pôle d’excellence santé d’un groupe d’assurance de personnes. La Mutuelle Générale se donne les moyens de cette ambition, comme le prouvent son récent partenariat avec La Banque Postale ou le développement de la notoriété de la marque grâce aux campagnes publicitaires grand public.

« Fidèle aux valeurs de l’économie sociale, La Mutuelle Générale affirme la primauté de l’humain sur le capital » a souligné P. Sagon. « Notre mutuelle dispose de la liberté nécessaire pour inscrire sa stratégie dans la durée, au seul bénéfice de ses adhérents ». Pour preuve, La Mutuelle Générale a consacré en 2009 plus de 22 millions d’euros aux dépenses à caractère social.

« Solidarité et humanité riment avec modernité et efficacité… »

Pour répondre au mieux aux attentes des adhérents, La Mutuelle Générale s’attache à anticiper les besoins et à améliorer les prestations. Comme l’a rappelé P. Sagon, « Les garanties Optique, Dentaire et Hospitalisation des adhérents historiques ont été revalorisées en 2008 et en 2009 pour un montant annuel de 15 millions d’euros de prestations supplémentaires, sans augmentation corrélative de la cotisation. »

Améliorer toujours plus la qualité de service, tel est l’objectif prioritaire fixé par le Président : « Nous devons poursuivre notre transformation pour offrir à nos adhérents une qualité de service pérenne qui nous place parmi les acteurs de référence du secteur de la santé ».

Enfin, Patrick Sagon a salué l’investissement des militants qui « continuent de donner du sens à leur vie en mettant en œuvre leurs capacités au service de l’intérêt général ou du moins de l’intérêt d’une communauté ». Pour P. Sagon, solidarité et humanité riment avec modernité et efficacité car « On peut être à la fois une mutuelle fidèle à ses valeurs et inventer le mutualisme de demain ».

Dans son Rapport Moral, Jean-François Clertant, Secrétaire Général, est revenu sur les comptes de la Sécurité sociale en 2009. « Accru par la crise économique, le déficit de la Sécurité sociale exige des recettes nouvelles. Il est urgent de mettre à contribution d’autres formes de revenus : niches fiscales et sociales, valeur ajoutée des entreprises... » Mais le gouvernement est resté sourd jusque-là. Seules deux mesures ont été mises en œuvre : la création des médicaments à 15 % et la hausse du forfait journalier hospitalier.

« Une fois de plus, ces transferts de charge vont peser sur les ménages et sur les organismes complémentaires, sans résoudre les problèmes de fond ». A l’heure où Barack Obama permet à 32 millions d’Américains supplémentaires de bénéficier d’une couverture santé, le Secrétaire Général a rappellé la différence des systèmes de protection sociale entre les deux pays. D’un côté une économie libérale et individualiste de la santé, régulée par la seule concurrence ; de l’autre une protection sociale maladie obligatoire et, depuis 1998, la création de la couverture maladie universelle.

La protection sociale doit être universelle

Ce n’est pas un hasard si les Etats-Unis progressent vers l’idée d’une protection sociale publique, moins chère pour tous. « Répondre aux besoins sociaux d’une nation, offrir à tous une protection sociale de qualité, c’est un défi qui ne trouve sa réponse que dans l’universalité » a affirmé Jean-François Clertant.
Les débats de l’Assemblée générale ont été riches et nombreux, dans une atmosphère empreinte de lucidité sur la situation économique et sociale française et internationale. Le rapport moral, le rapport de gestion, les comptes de l’exercice 2009 ainsi que l’ensemble des décisions soumises au vote ont été approuvées à une large majorité. Enfin, l’Assemblée Générale a adopté la résolution générale.

Rapport de gestion 2009 : une solidité financière accrue

Malgré un contexte économique difficile, Claudine Breuillé, Trésorière, a présenté un bilan financier très satisfaisant. La Mutuelle Générale affiche un résultat net excédentaire de 29,3 millions d’euros (+ 28 % par rapport à 2008) qui témoigne d’une maîtrise des équilibres et du respect des objectifs stratégiques définis.

« Correspondant à 3 % du chiffre d’affaires, c’est un résultat cohérent pour une entreprise de l’économie sociale n’ayant pas à rémunérer de capital. » Ce bilan a été rendu possible par la gestion prudente des placements financiers qui a permis à La Mutuelle Générale de reprendre dès 2009 l’intégralité de ses provisonnements prévus pour faire face à la crise. Grâce à ce résultat bénéficiaire elle peut autofinancer ses investissements et l’évolution obligatoire du taux de marge de solvabilité*. Taux qui s’établit cette année à 299 %, soit + 25 % par rapport à 2008.
Enfin, le niveau de fonds propres de La Mutuelle Générale s’élève à 539 miilions d’euros et lui garantit son indépendance financière et son développement.

*Ce taux exprime le rapport entre les fonds propres et la marge réglementaire de solvabilité qui correspond à la réserve de sécurité obligatoire pour garantir aux adhérents le respect par La Mutuelle Générale de ses engagements.

 Les décisions de l'AG

MEDICAMENTS A 15 %

La Sécurité sociale a décidé de rembourser à hauteur de  15% un certain nombre de médicaments dont le service médical rendu est jugé faible ou insuffisant. La Mutuelle Générale a fait part de son opposition à ce taux estimant qu’un médicament doit être remboursé s’il est efficace ou pas du tout dans le cas contraire. Cependant, dans ce contexte économique difficile, elle a estimé que l’intérêt de ses adhérents était prioritaire. L’Assemblée générale a donc voté la prise en charge des médicaments à 15% à compter du 1er janvier 2011 sur la même base que les médicaments à 35%, soit 65% pour les niveaux 2 et 3 (reste à charge 20%) et 35% pour le niveau 1 (reste à charge 50%).

SOINS A L’ETRANGER

A compter du 1er janvier 2011, les soins à l’étranger non pris en charge par le Sécurité Sociale pourront être remboursés sur la base des tarifs prévus par le règlement de La Mutuelle Générale.

RENTE DEPENDANCE

La rente sera revalorisée de 0,65 % au 1er janvier 2011, avec une augmentation corrélative de la cotisation. La rente mensuelle passera ainsi de 308 à 310 euros.

VIE MUTUALISTE

Pour faciliter l’implication et la participation des élus à la vie politique de La Mutuelle Générale, il a été décidé :
- d’élargir le quota des retraités dans les comités de section,
- de modifier la périodicité des élections, portée de 2 à 3 ans.

 

 

 

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