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IRM : 32 jours d’attente

En France, le délai moyen d’attente pour obtenir un examen IRM est de 32 jours. Une situation due à un retard persistant en matière d’équipement.

Imaginez qu’un médecin vous prescrive un examen IRM des articulations, pour repérer de possibles lésions. Dans ce cas, sachez qu’il vous faudra attendre en moyenne 32,2 jours, selon le dernier rapport publié par l’association Imagerie Santé Avenir (ISA), qui pointe depuis déjà une dizaine d’années les retards de la France dans ce domaine. Soit un délai trois fois supérieur aux objectifs fixés dans le plan Cancer 2009-2013. Résultat, une situation dommageable pour la qualité des soins, mais aussi pour les comptes de l’Assurance maladie qui verse les indemnités journalières (IJ).

Une pénurie d’appareils


L’explication réside dans le manque d’équipements : on ne recense sur le territoire que 600 appareils permettant de faire de l’imagerie par résonance magnétique, adaptée pour l’examen de certaines parties du corps (cerveau, articulations, etc.), et dont la particularité est de ne pas irradier les patients, contrairement aux scanners. Or, il en faudrait 300 de plus !
« Nous continuons à gérer la pénurie
, regrette Laurent Verzaux, radiologue au Havre et président de la Société française de radiologie. Même si on observe un léger rattrapage, le parc reste insuffisant pour répondre à l’augmentation des demandes d’examen IRM. »

Inégalités régionales


Surtout, les inégalités se creusent entre les régions. Les Pays de la Loire et la Corse enregistrent les taux d’équipement les plus faibles et les délais d’attente les plus élevés (respectivement 62 jours et 75 jours), tandis que le Nord-Pas-de-Calais et l’Ile de France sont en dessous de la moyenne nationale (20,7 et 21,2 jours). Sans compter le retard pris par rapport aux autres pays européens, comme l’Allemagne et les pays scandinaves.
Pour autant, les schémas régionaux d’organisation sanitaire (SROS) en cours d’élaboration font naître une lueur d’espoir, observe Laurent Verzaux : « L’augmentation du nombre d’installations, notamment pour les examens ostéo-articulaire, semble prise en compte, ce qui permettrait de combler le retard d’ici 2013. »
 

 

 

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