Prévention
En forêt, attention aux tiques !

En forêt, attention aux tiques !
Après toute balade en forêt, on inspecte minutieusement sa peau à la recherche d'une éventuelle tique fichée dans celle-ci. Que faut-il savoir sur les tiques, les risques engendrés par leur morsure et la prévention ?
Les tiques transmettent des agents pathogènes
On dénombre quelque 850 espèces de tiques, toutes sont hématophages (elles se nourrissent de sang). Le problème est qu'elles sont susceptibles de transmettre divers agents pathogènes car au moment où elles mordent, elles injectent diverses substances présentes dans leur salive, favorisant la transmission et la prolifération de ces agents. Les tiques sont ainsi à l'origine d'infections bactériennes. La borréliose de Lyme est la plus connue du grand public, elle s'accompagne de troubles cutanés, cardiaques et neurologiques, mais il peut aussi s'agir d'une tularémie, de rickettsioses, etc. Enfin, les tiques transmettent également des viroses (dont l'encéphalite à tiques) ou des parasitoses.
Après le diagnostic, le traitement repose généralement sur des antibiotiques (les infections bactériennes étant les plus fréquentes). Le mieux, évidemment, est de prévenir les morsures de tiques.
La prévention des morsures de tiques
Il faut savoir que leur morsure est indolore. Ainsi, une fois accrochées à leur victime, elles peuvent se gorger de sang pendant des heures, voire des jours, sans que celle-ci ne s'en aperçoive. Les tiques sont particulièrement actives lorsque la température est comprise entre 7 et 25 °C, entre les mois de mai et d'octobre, et entre 8 h et 19 heures. Selon les espèces, elles ont une prédilection pour les chiens, en région méditerranéenne surtout, ou bien pour les petits mammifères présents dans les prairies et les bosquets, ou encore pour les grands mammifères, dont l'homme. D'autres encore se rencontrent dans les régions chaudes et vivent dans des zones abritées comme dans des nids d'oiseux, les poulaillers, les grottes, les fissures dans les murs, etc.
En pratique
Lors de vos sorties en forêt, portez des vêtements longs, des chaussures fermées et un chapeau.
Utilisez des répulsifs (contenant du DEET 30%).
Evitez le contact avec des branches basses, les rochers et les cavernes.
Si vous avez un jardin, entretenez-le et éliminez notamment les feuilles mortes.
Si vous avez des animaux, traitez-les contre les tiques (colliers).
Inspectez votre peau après chaque balade. Si vous décelez une tique, ne l'écrasez pas et ne l'asphyxiez pas à l'éther car elle risque de transmettre des germes par regorgement. Vous devez l'extraire en entier à l'aide d'un tire-tique (petite pince spéciale qu'on trouve en pharmacie) ou délicatement avec une pince à épiler. Au préalable, désinfectez la peau.
Enfin, en cas de balades en région endémique, mieux vaut en parler à son médecin, car il existe un vaccin contre l'encéphalite à tiques (3 injections à J0, J30 et 9 mois).
Isabelle Eustache
