La Fondation de la Mutuelle Générale

Favoriser l’autonomie des personnes atteintes de maladies neurodégénératives

La France compte plus d’un million de personnes dépendantes dont 60 % vivent à domicile et 40 % en établissement. Selon les projections de l’Insee, ce nombre devrait doubler à horizon 2060… Si le maintien à domicile est souvent préféré au placement en établissement, quand le degré de dépendance s’aggrave le placement en institution devient indispensable. Or, l’offre en structures risque d’être demain insuffisante pour absorber la forte augmentation attendue du nombre de personnes dépendantes. Encouragé par les pouvoirs publics dans une logique de maîtrise des coûts, le maintien à domicile est une alternative exigeante. Mais seul 1 % de la population aujourd’hui peut le financer sur ses propres ressources.

Les technologies actuelles rendent désormais possible d’envisager des dispositifs innovants qui aident les personnes atteintes de troubles cognitifs et moteurs à rester autonomes le plus longtemps possible. Télésurveillance, télémédecine, domotique ou objets connectés apparaissent comme autant de solutions pour aider à vivre mieux et plus longtemps chez soi. Il reste à les faire connaître, adopter et à les développer pour les rendre accessibles au plus grand nombre.

La Mutuelle Générale a décidé d’encourager et soutenir les avancées en faveur de l’autonomie des personnes atteintes de maladies neurodégénératives. C’est la vocation de la fondation qu’elle a créée en février 2014 sous égide de la Fondation de l’Avenir.

Soutenir la recherche et l’innovation technologique en faveur de l’autonomie

La mission de la Fondation de la Mutuelle Générale s’articule autour de quatre axes :

  • Développer la recherche en faveur de l’autonomie des personnes atteintes de maladies neurodégénératives.
  • Expérimenter des dispositifs innovants d’accompagnement des patients et de leur entourage s’appuyant sur les technologies de l’information et de la communication en lien avec les professions et institutions de santé.
  • Favoriser les collaborations entres les acteurs et les chercheurs du domaine de l’ingénierie, de la santé et des sciences humaines potentiellement concernés par ces nouvelles technologies et leur impact médical et sociétal.
  • Diffuser l’information en direction de tous les personnels scientifiques, médicaux et sociaux concernés, ainsi qu’auprès des familles et du public plus large.

Dans ce cadre, la Fondation apporte en priorité son soutien aux projets qui permettent concrètement d’assurer :

  • le maintien au domicile le plus longtemps possible dans des conditions de bien-être et de sécurité optimales,
  • le suivi et l’accompagnement du malade et des aidants familiaux et professionnels
  • une prévention efficace autour d’un bon entretien des capacités physiques et facultés mentales.

Organisation

La Fondation de La Mutuelle Générale est administrée par un Comité de gestion de 11 membres qui comprend une personne qualifiée et un représentant de droit de la Fondation de l’Avenir. Il est présidé par Patrick Sagon, Président de La Mutuelle Générale.

La fondation est également dotée d'un Comité Scientifique qui est, auprès du comité de Gestion, une instance consultative de réflexion et de proposition. Il intervient notamment dans le cadre de la sélection des dossiers lors des appels à projets.

 

Les maladies neurodégénératives

Un défi médical et sociétal

 

De quoi parle-t-on ?

Les maladies neurodégénératives se caractérisent par la destruction progressive de cellules nerveuses. Cette mort neuronale, plus rapide que celle observée lors d’un vieillissement normal, intervient dans une région précise du système nerveux central. Il peut s’agir de zones du cortex associées aux fonctions intellectuelles et émotionnelles (maladie d’Alzheimer) ou de structures profondes du cerveau davantage impliquées dans la motricité (maladie de Parkinson), du cervelet avec de l’incoordination et des troubles de l’équilibre (ataxie), mais aussi de la moelle épinière (sclérose latérale amyotrophique) ou des nerfs périphériques (maladie de Charcot-Marie-Tooth).
* Source : Inserm

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une lente dégénérescence des neurones qui se caractérise à court terme par des troubles de la mémoire, des fonctions d’exécution et de l’orientation dans le temps et l’espace. Le malade perd progressivement ses facultés cognitives et son autonomie. Rare avant 65 ans, la fréquence de la maladie augmente avec l’âge pour atteindre 15 % à 80 ans. En France, plus de 850 000 personnes sont atteintes. Elles devraient être 1,3 million à l’horizon 2020, en raison de l’augmentation de l’espérance de vie. Les femmes sont les plus exposées à cette maladie.
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La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson affecte spécifiquement les neurones producteurs de dopamine, une molécule chargée de transmettre l’information entre les neurones. Trois symptômes orientent un premier diagnostic : lenteur et difficulté du mouvement (akinésie), rigidité du rachis et des membres (hypertonie musculaire) et tremblements.Cette maladie atteint les sujets plus âgés. Le pic de fréquence se situe autour de 70 ans. On dénombre environ 100 000 malades en France. 8 000 nouveaux cas se déclarent chaque année.
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La sclérose en plaques

La SEP est une maladie neurologique chronique, dite auto-immune, qui altère la myéline du système nerveux central. Le diagnostic est particulièrement difficile à établir, les symptômes variant beaucoup d'une personne à l'autre.Contrairement à la plupart des maladies neurodégénératives, la sclérose en plaques touche le jeune adulte vers 30 ans en moyenne, et plus particulièrement les femmes. 80 000 patients sont atteints en France. Cette pathologie est la première cause de handicap sévère non traumatique chez les trentenaires.
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