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Incontinence féminine : peut-on encore faire du sport ?

Incontinence féminine : peut-on encore faire du sport ?

De nombreux sports peuvent entrainer ou révéler une incontinence urinaire chez les femmes. Zumba, trail ou tout simplement jogging et gym, font partie des sports à risque, en raison des efforts répétés, des sauts et des pressions intra-abdominales qu'ils exercent. Faut-il abandonner le sport pour se protéger de l'incontinence ? Le Dr Gaëlle Fiard, Présidente de l'Association française des urologues en formation nous apporte des réponses.

Le sport peut-il favoriser les fuites urinaires ?

« Oui, le sport peut favoriser les fuites urinaires, mais pas tous les sports ni chez toutes les femmes. Elles sont en effet inégales dans ce domaine, nous explique le Dr Gaëlle Fiard, certaines étant constitutionnellement plus sujettes à l'incontinence que d'autres. » 

Quelles sont les activités les plus à risque ?

Les sports à risque sont ceux qui entrainent des pressions sur le périnée, et surtout des pressions violentes et répétées. « C'est le cas par exemple des activités à la mode comme la Zumba, le trail ou tout simplement la course à pied. De façon plus anecdotique, la gymnastique, le trampoline et l'haltérophilie, pratiqués à haut niveau, en compétition, sont aussi des sports à risque », détaille le Dr Fiard.

Faut-il arrêter le sport pour se prémunir de l'incontinence urinaire ?

Il ne faut surtout pas arrêter le sport, mais traiter l'incontinence urinaire pour permettre aux femmes de poursuivre leur sport. Pour leur plaisir, mais aussi parce que le sport est indispensable pour se maintenir en bonne santé. L'activité physique prévient le surpoids, la constipation, éloigne les maladies chroniques et améliore l'humeur. 

Certains sports sont-ils recommandés au détriment d'autres ?

Dr Gaëlle Fiard : « Il n'y a pas de sport interdit. Mais dans certains milieux, l'incontinence est reconnue comme quasiment inévitable chez les athlètes de haut niveau. La plupart du temps, elles n'arrêtent pas pour cette raison, elles acceptent cette gêne dans leur pratique, à condition qu'elles ne soient pas gênées en dehors du sport. Clairement, il y a des sports pour lesquels on ne peut rien faire. C'est par exemple le cas de l'haltérophilie. Les pressions exercées peuvent être tellement fortes, qu'il est illusoire de réussir à arrêter les fuites urinaires. La seule solution est alors d'arrêter la pratique de ce sport. » 

Comment soigner l'incontinence urinaire ?

La première étape repose sur la rééducation périnéale. À faire avec un kiné ou une sage-femme dans le but de remuscler son périnée et renforcer le plancher pelvien. Elle est surtout utile chez les femmes qui souffrent d'incontinence, contre les fuites urinaires survenant après l'accouchement. Sur un périnée qui n'a pas encore été relâché par l'accouchement, la rééducation est toujours utile, mais moins performante.

Ensuite, on utilise de petits moyens comme les tampons, les pessaires et autres petits dispositifs que l'on place soi-même dans le vagin pour réduire les fuites à l'effort. Le tampon soutien l'urètre et peut donc faire l'affaire le temps d'une épreuve. Les pessaires sont des anneaux sur lesquels l'urètre prend appui en cas d'effort.

Lorsque ces solutions se révèlent insuffisantes, on recourt à la chirurgie. La méthode la plus classique est celle de la bandelette urinaire, qui consiste à tendre un tissu solide en dessous de l'urètre pour qu'il puisse s'appuyer dessus pendant l'effort. L'intervention se réalise en ambulatoire, sous anesthésie. L'opération dure une demi-heure et laisse une cicatrice exclusivement au niveau du vagin et du périnée ou du pubis. Il s'agit d'une chirurgie très peu invasive, ne nécessitant que de toutes petites ouvertures, normalement non douloureuse et remboursée par la Sécurité sociale. Le résultat est immédiat, mais on recommande une période de repos et d'éviter tout effort pendant trois semaines.

Il existe d'autres types de traitements chirurgicaux visant à restaurer l'insuffisance sphinctérienne, mais plus anecdotiques et parfois plus compliqués. Ils ne sont généralement pas proposés aux femmes sportives, mais plutôt à des femmes plus âgées chez qui la bandelette urinaire n'a pas fonctionné. Citons les injections d'un produit comblant sous la muqueuse de l'urètre pour rétrécir le canal (aux résultats peu concluants), la pose d'un ballon sous le col de la vessie, voire la mise en place d'un sphincter urinaire artificiel comme ultime étape.

Que les sportives se rassurent, il faut continuer le sport, et même les sports réputés mauvais pour le périnée comme le jogging. Certaines femmes courent le marathon, même après avoir accouché et sans fuites ! Pour les autres, il existe des solutions contre les fuites urinaires. À tout âge, il faut oser parler d'incontinence à son médecin ! 

Pour en savoir plus : http://urofrance.org/lurologie-grandpublic/fiches-patient/fiches-traitements.html. 
Source :

Isabelle Eustache

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