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Forme et bien être
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La pause-déjeuner, c’est sacré

Leur pause déjeuner, les Français y sont très attachés même si, avec les années, celle-ci s’est raccourcie et a pris différentes formes. Repas traditionnel, consommation sur le pouce de produits issus de la vente à emporter ou de "lunch box" faites maison, la coupure du déjeuner a lieu majoritairement à l’extérieur, sur le lieu de travail ou au restaurant. Mais finalement, peu importe la manière, l’important est de conserver une pause-repas équilibrée. Outre le plaisir de manger, elle entretient aussi un lien social précieux.

Hélène Joubert, journaliste

Pause déjeuner, l’exception française résiste

Trois Français sur quatre mangent toujours trois repas par jour. Un quart se contente de deux repas, le plus souvent en sautant le petit-déjeuner. La pause déjeuner est donc sauve ! Elle a lieu majoritairement à l’extérieur (35% des Français), sur le lieu de travail ou au restaurant entre collègues ou amis. Un quart prend ses trois repas à la maison en famille. Ceux qui sont seuls au domicile déjeunent devant la télévision ou en écoutant la radio. Quoi qu’il en soit, impossible de concevoir une journée de travail sans un repas à midi pour 58% des salariés français. Mais la réalité est là : le temps accordé à la pause déjeuner est passé de 1h30 avant les années 2000 à 22 minutes en moyenne aujourd’hui. En revanche, comme il y a vingt ans, les Français se mettent à table aux mêmes heures : à 12h30, 57% d’entre eux sont en train de déjeuner.

La vague du "home made" ne se dément pas

Le repas se passe à 48% à table ; les autres préférant à part égale « une balade et un petit en-cas » ou « un sandwich au bureau ». Mais avec les décennies, la vente à emporter a séduit les cadres au point qu’elle devance la restauration traditionnelle avec près de 54 % de parts de marché (chiffres 2012). De plus, 53% des salariés apportent leur propre repas, en majorité des femmes, pour des raisons d’ordre économique et de maîtrise nutritionnelle. En effet, la vague du "home made" est devenue une tendance de fond. Livres, blogs etc. guident la composition de la « lunch box » ou boîte à repas afin qu’elle soit un vrai repas élaboré et équilibré. Le tout préservé dans des boîtes ergonomiques, compartimentées et isothermes.

Que dit la Loi ?

Le Code du travail impose un temps de pause minimum de vingt minutes pour tout temps de travail journalier d'au moins six heures. Mais les conventions collectives peuvent être plus généreuses. Par ailleurs, une convention ou un accord d’entreprise ou d'établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche, peut prévoir une rémunération des temps de restauration et de pause (article L3121-6 du Code du Travail). Petite information pouvant s’avérer utile, un accident survenu pendant la pause déjeuner est déclaré comme accident du travail uniquement s'il a lieu dans le restaurant d'entreprise ou inter-entreprises.

Indispensable à notre corps, à notre esprit… et à notre tour de taille

Il faut bien comprendre que la nécessité de la pause déjeuner est en relation avec notre organisation sociétale et du travail. Du point de vue physiologique, elle est indispensable afin de fournir des apports nutritionnels ainsi que pour réduire le stress et relancer la concentration ; le cerveau pouvant rester concentré de manière continue tout au plus 45 minutes. Enfin, déjeuner chaque jour semble prémunir de la prise de poids. Privé de cet apport, le corps se trouve alors en restriction calorique et aura tendance à stocker les graisses.

Les règles d’une pause déjeuner équilibrée

Pas question de distribuer les bons et les mauvais points. Que l’on déjeune au restaurant, d’une salade au bureau ou à la cantine d’entreprise, il suffit de respecter quelques règles diététiques basiques :

  • Un adulte doit ingérer 2 000 kilocalories quotidiennes en moyenne, dont 800 kcals apportées par le déjeuner.
    • La qualité compte, la quantité aussi. Le déjeuner doit fournir 800g de matière. D’où le risque de rester sur sa faim si l’on se nourrit d’une simple salade, de légumes en excluant les féculents. Les chercheurs ont d’ailleurs constaté un piège : moins le volume est important, plus la concentration énergétique a tendance à être élevée.
      • L’apport en nutriments est aussi important. Il est rarement suffisant dans le cas d’un simple menu « plat-café ». La composition idéale est la suivante : une entrée (crudités, soupe), un plat constitué d’une source de protéines (viande/poisson/œuf) - le nutriment connu comme le plus satiétogène au long cours - accompagné de légumes/féculents. Ces derniers sont une source de glucides (sucres) à libération lente. Un yaourt et un fruit (fibres) terminent le repas.
        • Ne pas avoir la main lourde sur les sucres et les graisses (lipides). Les sucres (pâtes, fruits) sont indispensables au fonctionnement cérébral. En trop grand quantité, ils favorisent la somnolence après repas (post-prandiale). Risque identique avec les lipides : outre le fait de déséquilibrer la ration alimentaire, en ingérer en trop grande quantité ralentit la digestion.
          • Eviter de boire de l’eau gazeuse pendant le repas pour ne pas perturber la digestion et dans l’idéal boire avant le déjeuner sont deux idées fausses. Il est en effet possible d’étancher sa soif à n’importe quel moment du repas. Le gaz ne constitue pas une gêne en soi car il est éructé.
            • Dr Patrick Serog, médecin nutritionniste (Paris) : « Il faudrait consacrer 30 minutes au déjeuner, au minimum 20 à 25 minutes. La satiété se faisant sentir une quinzaine de minutes après la première bouchée, manger plus vite c’est prendre le risque de manger plus. Manger devant son écran est aussi un écueil à éviter. Se nourrir en pleine conscience permet au cerveau de mieux intégrer les aliments consommés et d’adapter les quantités ingurgitées ».

               

              D’après un entretien avec Dr Patrick Serog, médecin nutritionniste (Paris), co-auteur avec le chef multi-étoilé, Yannick Alléno « Bien déjeuner dans ma boîte ».

              Références : Enquête Inserm-CNRS 2015/Riou et coll. PLoS One, édition en ligne du 3 mars 2015/Étude Malakoff Médéric « Les habitudes des salariés au déjeuner et leur perception des maladies cardio-vasculaires. Mai 2012/CREDOC Consommation et modes de vie N° 232 • ISSN 0295-9976 • Septembre 2010/Enquête Monster Europe 2012 http://www.monster.fr/conseil-carriere/article/pause-dejeuner-des-salaries-europeens.

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