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Rhinite allergique, rhume des foins : 5 questions auxquelles vous n’aviez pas pensé

Rhinite allergique, rhume des foins : 5 questions auxquelles vous n’aviez pas pensé

On estime qu’une personne sur 4 est concernée. Malgré cette fréquence très élevée, les idées fausses qui circulent autour de la rhinite allergique sont nombreuses. Parallèlement, certains aspects sont rarement abordés alors qu’ils contribuent à une bonne connaissance de cette affection et améliorent la prise en charge. Voici une sélection de 5 questions rarement posées, aux réponses pourtant très instructives.

 

Nez qui coule ou inversement bouché, démangeaison nasale, éternuements à répétition et perte d’odorat représentent la myriade de symptômes typiques de la rhinite. S’ils restent bénins, ils n’en sont pas moins gênants et épuisants, avec des répercussions parfois très importantes dans la vie professionnelle et sociale. Pour mettre fin à la rhinite, il faut consulter son médecin afin que celui-ci porte le diagnostic et propose un traitement adapté.

La rhinite est-elle forcément allergique ?

Non, les allergènes ne sont pas responsables de toutes les rhinites. À côté des rhinites dites allergiques, déclenchées le plus souvent par une exposition aux pollens ou aux poussières (moisissures, acariens, poils d’animaux), il existe des rhinites non allergiques. Elles sont alors infectieuses, liées à des virus, des bactéries, des champignons, ou irritatives, en relation avec un habitat insalubre, une exposition à des parfums, des polluants, des sulfites inhalés ou avalés, etc. Elles peuvent également être neurologiques, les symptômes de la rhinite étant déclenchés lors des contrastes de température ou de luminosité, comme poser le pied sur un sol froid, manger trop chaud ou passer de l’ombre à la lumière, et mécaniques, en relation avec une déviation de la cloison ou la présence d’un corps étranger dans les voies nasales. Enfin, il existe des rhinites à profil génétique particulier, dites NARES (rhinites non allergiques à éosinophiles), prédisposant notamment aux polypes sinusiens.

Pourquoi l’arrêt du tabac aggrave la rhinite allergique ?

Les personnes atteintes de rhinite allergique qui arrêtent de fumer se sentent plus allergiques qu’avant. Ce phénomène passager est dû au fait que le fumeur pollue son environnement proche et ne respire pas le même air que les non-fumeurs. Quand il arrête de fumer, il respire à nouveau un air normal, qui est plus concentré en allergènes que la fumée tenait à distance.  Résultat, il est davantage sujet aux réactions allergiques. Cela dit, le tabac accentue le risque de rhinite et d’allergie, car fumer abime les muqueuses. Il est donc impératif d’entreprendre un sevrage tabagique, y compris si l’on est allergique. Il suffit d’informer son médecin et allergologue afin de bénéficier d’un traitement suffisamment antiallergique avant d’arrêter le tabac, au risque de décourager le candidat allergique au sevrage.

L’opération des végétations améliore-t-elle la rhinite ?

Il s’agit ici d’un exemple de rhinite non allergique, liée à un blocage mécanique, de grosses végétations faisant obstacle. Les ôter revient à éliminer la cause, tout comme on le ferait encas de polype nasal ou sinusien, de déviation de la cloison nasale ou de corps étranger (petit pois, Lego, morceau de Playmobil?).

Peut-on utiliser des diffuseurs de parfums pour améliorer la rhinite ?

Surtout pas ! Contre la rhinite, il faut bien respirer et respirer un air sain et pur. Or les diffuseurs de parfums propagent dans l’air toutes sortes de polluants atmosphériques qu’il faut inversement éviter. De la même façon, les mouchoirs imprégnés de menthol ou adoucis aux protéines de lait sont contre-indiqués. Moins il y a de substances ajoutées, mieux c’est ! Il faut donc privilégier des mouchoirs nature, qui n’irritent pas et qui ne peluchent pas.

Peut-on utiliser des purificateurs d’air ?

C’est une bonne idée. Il est recommandé de préférer ceux qui filtrent l’air et le conditionnent à ceux qui revendiquent des procédés novateurs non prouvés (ex. ionisation). Attention à ne pas ajouter d’huiles essentielles.

 

Marion Garteiser, journaliste santé

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