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Du nouveau dans l’hypertension artérielle

L’hypertension artérielle (HTA) est la pathologie chronique la plus fréquente en France, touchant près d’un adulte sur trois. Alors que c’est un facteur de risque majeur de pathologies cardio-neuro-vasculaires, seul un hypertendu sur deux est « sous contrôle ». D’où de nouvelles recommandations européennes plus incisives quant au traitement.

L’hypertension artérielle, une tueuse silencieuse

Une pression artérielle élevée est responsable d’une mortalité prématurée estimée à 10 millions de morts dans le monde, dont 4,9 millions par pathologies cardiaques ischémiques et 3,5 millions par accident vasculaire cérébral.
L’objectif du traitement est de prévenir le risque d’accident cardio-vasculaire et, pour cela, de descendre sous la barre de 140 mm Hg pour la pression systolique (au moment où le cœur se contracte) et 90 mm Hg pour la diastolique (lorsqu’il se relâche), des valeurs qui définissent la maladie « hypertension ».
Par conséquent, la Société française d’hypertension artérielle (SFHTA) préconise de viser les valeurs tensionnelles de 130-139 pour la pression systolique et 90 mm Hg pour la diastolique. Or, baisser la pression artérielle en deçà de 140 mm Hg n’est obtenu ces dernières années que chez la moitié des hypertendus, en France comme dans le monde ! Des progrès sont à réaliser du côté des patients comme des médecins : alors que les premiers sont 50% à prendre correctement leur traitement, les seconds ne sont sûrement pas assez incisifs dans leurs prescriptions pour atteindre ces cibles de tension.

Une prise en charge qui laisse encore à désirer

La dernière étude nationale Esteban parue en avril 2018* n’est pas très encourageante.  
Depuis 2006, aucune diminution de la prévalence de l’HTA n’a été observée en France (un adulte sur trois, 30,6% précisément). De plus, aucune amélioration du dépistage et de la prise en charge de l’HTA n’a pu être mise en évidence. Seule une personne sur deux avait connaissance de son hypertension.
Chez les femmes, la prise en charge thérapeutique s’est même dégradée sur la période, avec encore moins de femmes traitées. Parmi les hypertendus, seuls 47,3% étaient traités par un médicament a action antihypertensive et seulement 55% d’entre eux avaient une pression artérielle contrôlée (44,9% chez les hommes et 66,5% chez les femmes).

Comment mieux soigner votre hypertension ?

Face à cette insuffisance de prise en charge thérapeutique, les nouvelles recommandations européennes dévoilées au congrès de l’European Society of Hypertension le 11 juin 2018 (Barcelone) ont revu à la baisse les cibles tensionnelles : il est désormais recommandé de ne plus se contenter de traiter en vue de descendre sous les 140/90 mm Hg mais de viser les valeurs de 130/80 mm Hg voire moins (mais pas en deçà de 120/70 mm Hg) chez la plupart des patients hypertendus, en particulier les moins de 65 ans. Ceci au moyen le plus souvent d’une bithérapie d’emblée (association fixe de deux médicaments aux mécanismes distincts), en une prise unique pour favoriser l’observance. Selon les précédentes recommandations européennes-et ce qui reste préconisé en France à l’heure actuelle ; les nouvelles recommandations françaises devant paraître en décembre 2018- la monothérapie était la règle, avant d’opter pour une bithérapie en cas d’échec.
« Plus ambitieux, le mot d’ordre est de traiter plus fort, résume le Pr Bernard Vaisse (Marseille), président du Comité Français de Lutte Contre l'Hypertension Artérielle, pour un meilleur contrôle de la tension, et ceci à l’aide d’associations de deux voire de trois médicaments et le plus possible dans un comprimé unique ».


*L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE EN FRANCE : PRÉVALENCE, TRAITEMENT ET CONTRÔLE EN 2015 ET ÉVOLUTIONS DEPUIS 2006. 170 | 24 avril 2018 | BEH 10

Hélène Joubert, d’après le suivi du congrès de l’European Society of Hypertension le 11 juin 2018 (Barcelone) et un entretien avec le Pr Bernard Vaisse (Marseille), président du Comité Français de Lutte Contre l'Hypertension Artérielle (CFLHTA)

Hélène Joubert, journaliste.

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