La Mutuelle Générale

Prévention

Prévention
  • Imprimer

Faire de la trottinette électrique, ça s’apprend !

14 août 2020

Les accidents de trottinettes électriques et autres véhicules terrestres à moteur augmentent. En cause, le manque de formation des conducteurs et l’état des chaussées.

« Une trottinette, ce n’est pas très compliqué à utiliser mais la plupart des chutes sont dues au manque de maîtrise de l’engin, explique Jocelyn Loumeto, délégué général de la Fédération des Professionnels de la Micro-Mobilité (FPMM). Avant d’aller dans l’espace public, il faut d’abord apprendre et pratiquer dans des endroits protégés. » Chaque année, la FPMM publie un baromètre de la mobilité. Celui de 2018 fixait à 232 000 le nombre de trottinettes électriques en France. Un an plus tard, il y en avait 478 000. Sur ces deux mêmes années, il y a eu respectivement deux et onze morts. « Les accidents augmentent logiquement puisqu’il y a plus d’usagers de trottinettes électriques. » poursuit Jocelyn Loumeto.

Casque et gilet réfléchissant sont vivement conseillés

La trottinette électrique fait partie des véhicules terrestres à moteur (VTM), avec les gyropodes et les gyroroues. Ils ont l’obligation de circuler sur la chaussée et les pistes cyclables : interdiction d’aller sur le trottoir. Bien qu’il n’existe pas de statistiques, les risques liés à la pratique de VTM sont comparables à ceux du vélo : blessures à la tête pour les cas les plus graves, aux coudes, aux bras ou aux genoux. Pour se protéger au maximum, le casque est vivement recommandé par la FPMM. De préférence avec des éclairages supplémentaires à l’arrière pour être le plus visible possible. Et, une fois la nuit tombée, il faut porter un gilet réfléchissant. Il faut également porter des chaussures confortables, ce qui exclut les sandales et les talons, un pantalon et des manches longues pour être le plus couvert possible en cas de chute.

Circuler dans les pistes cyclables limite les risques

Depuis quelques années, des sociétés proposent des formations à la pratique des VTM. Un bon moyen de limiter les dangers. « Beaucoup d’accidents sont aussi dus au mauvais état des chaussées et au manque de pistes cyclables… insiste Jocelyn Loumeto. Plus il y en a, moins on a d’accidents avec les nouvelles mobilités. » Quand il n’y a pas de pistes cyclables, la vitesse maximum autorisée - généralement à 50 kilomètres par heure - est aussi un facteur de risque en cas de collision avec une voiture ou un deux-roues. « L’utilisation des VTM s’accroît beaucoup plus vite que la connaissance des règles de comportements, du code de la route ou de l’acte d’obligation d’assurance, souligne Jocelyn Loumeto. »

Vérifier l’assurance avant de louer une trottinette

Quand on achète un VTM, il faut obligatoirement l’assurer. L’usager peut choisir entre plusieurs types de contrats : ceux qui couvrent les personnes qu’il pourrait éventuellement percuter, ceux qui le protègent lui-même et ceux qui assurent le VTM. En fonction du prix, il peut y avoir plusieurs de ces options. Pour les trottinettes en libres services, les loueurs ont l’obligation de souscrire à une assurance flotte. « Normalement ils ont l’obligation de communiquer dessus mais parfois c’est écrit en tout petit dans l’application, conclut Jocelyn Loumeto. Il faut être clair : ceux qui le mettent en gros ils ont de bonnes assurances, ceux qui sont discrets là-dessus n’ont que l’assurance de base, qui ne couvre que la personne que l’on peut éventuellement blesser. » Avec ce service minimum, le conducteur n’est pas couvert en cas d’accident. Les dommages seront à sa charge, car la responsabilité civile ne le couvrira pas non plus.

Léa Casian

Envoyer cet article à un(e) ami(e)

caractères restants
* Champs obligatoires
L'article a bien été envoyé à : .
Fermer
Fermer
Trouvez la mutuelle santé qui vous ressemble

Très bien remboursé, bien accompagné, choisissez une mutuelle santé adaptée à vos besoins et à votre budget

Partagez cet article avec vos proches
Posez vos questions à nos experts
Vous souhaitez en savoir plus sur nos offres ?
Contacter un conseiller au 3035 (service & appel gratuits)
Du lundi au vendredi
de 9h à 18h
Vous êtes adhérent ?
Espace Adhérents
Contactez-nous depuis la rubrique « Contact » de votre Espace Adhérent Accédez ou créez votre Espace >
Ou appelez-nous
Statutaires Adhérents statutaires contactez le 09 69 39 39 39 (appel non surtaxé)
itineo et monchoix.santé Adhérents itineo et monchoix.santé contactez le 0 969 363 373 (appel non surtaxé)
Salariés de droit privé La Poste Adhérents salariés de droit privé La Poste contactez le 09 69 392 393 (appel non surtaxé)
Fonctionnaires actifs La Poste Adhérents fonctionnaires actifs La Poste contactez le 09 69 39 30 30 (appel non surtaxé)
Salarié de droit privé Orange Adhérents salarié de droit privé Orange contactez le 0 969 397 497 (appel non surtaxé)
Fonctionnaires actifs Orange Adhérents fonctionnaires actifs Orange contactez le 09 69 32 23 25 (appel non surtaxé)
×
×
×