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L’hépatite C, bientôt du passé ?

Grâce à la généralisation récente de nouveaux médicaments dans l’hépatite C, il est désormais possible d’en guérir. Le Plan national de santé publique dévoilé le 26 mars dernier, a repris les recommandations 2018 des hépatologues français. Le dépistage et le traitement universels sont les clés d’une éradication de cette maladie virale à l’horizon 2025.

Au moins un dépistage une fois dans sa vie

Alors même que l’hépatite C est la seule maladie virale chronique à pouvoir être guérie, on estime à 75 000 le nombre de personnes encore porteuses en France du virus et jamais dépistées. Or l’infection par le virus de l’hépatite C peut évoluer vers une maladie du foie sévère avec un risque de cirrhose et de ses complications comme le cancer.

C’est pourquoi les hépatologues français dans leurs nouvelles recommandations (Association Française des Hépatologues-AFEF ; mars 2018)*, reprises en partie dans le Plan national de santé publique plaident pour un dépistage pour tous de l’hépatite C. Celui-ci consiste en une prise de sang (analyse de la présence d’anticorps contre la maladie/sérologie virale) ou un Test Rapide d’Orientation Diagnostique (TROD) pour chaque adulte au moins une fois dans sa vie, suivi, si celui-ci est positif, d’une « charge virale » qui permet de mesure la quantité de virus présent dans le sang.

C’est, de l’avis de tous, le seul moyen, avec le traitement pour tous, de parvenir à éradiquer la maladie en 2025. Pour sa part, l’Organisation Mondiale de la Santé a prévu d’atteindre cet objectif en 2030.

Un traitement anti-VHC pour tous

L'arrivée des antiviraux à action directe a révolutionné la prise en charge depuis 2014, avec des stratégies thérapeutiques efficaces pour éradiquer la présence du virus dans 95 à 100% des cas en 8 à 12 semaines, dénuées d’effet secondaire majeur.
Et pour la première fois, une étude d’envergure conduite sur sept ans en France (Hepather) a confirmé leur impact sur la mortalité.

Dr Hélène Fontaine (Hépatologie médicale-Dept des maladies du foie, Hôpital Cochin, Paris) : « Les antiviraux à action directe diminuent le risque de décès de près de 40%. Nos résultats sont aussi rassurants vis-à-vis d’une crainte qui persistait : il n’y a pas de risque de cancer du foie et d’aggravation de cirrhose préexistante sous ces traitements ».

Le traitement de l’hépatite C en pratique

En préalable à l’initiation du traitement, le bilan sanguin initial doit comprendre une numération de la formule sanguine qui permet de comptabiliser tous les éléments du sang (globules rouges-hématies, globules blancs-leucocytes et plaquettes), un bilan hépatique et rénal et une mesure de la charge virale. Les visites médicales pendant toute la durée du traitement sont optionnelles. Il y a deux possibilités de traitement par antiviraux directs qui se valent en termes d’efficacité et de tolérance.

Pr Christophe Bureau, secrétaire général de l'AFEF (CHU de Toulouse) et co-président de ces recommandations* : « Une majorité des personnes infectées par le VHC n’a pas de maladie hépatique sévère et doit pouvoir bénéficier d’un parcours simplifié, à savoir la prescription d’emblée des antiviraux à action directe pour la durée totale prévue et leur remboursement à 100%. Une prescription autorisée à l’ensemble des médecins et non plus uniquement aux hépato-gastroentérologues ou aux infectiologues et internistes. Une stratégie qui a fait ses preuves à l’étranger ».

Seuls les cas complexes ou ayant une maladie hépatique (infection avec le virus de l’hépatite B, une insuffisance rénale sévère ou une dialyse, une cirrhose, un cancer du foie etc.) nécessitent un suivi dans le cadre d’un parcours spécialisé.

La guérison virologique est acquise et le suivi médical s’arrête lorsqu’après douze semaines la charge virale du VHC est devenue indétectable. Pour ceux souffrant d’une maladie hépatique sévère, il se poursuit en centre spécialisé.

* www.afef.asso.fr/ckfinder/userfiles/files/recommandations-textes-officiels/recommandations/VF%20INTERACTIF-%20RECO-VHC%20AFEF%20v2103.pdf; ** C29. JFHOD 2018
D’après un entretien avec le Pr Christophe Bureau, secrétaire général de l'AFEF (CHU de Toulouse) et co-président des recommandations 2018 de l’AFEF sur l’hépatite C et le Dr Hélène Fontaine (Hépatologie médicale-Dept des maladies du foie, Hôpital Cochin, Paris).

Hélène Joubert, journaliste

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