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Trop de sel, trop de protéines animales… attention diabète !

L’alimentation est l’une des clés d’un mode de vie sain, capable de prévenir dans une large mesure l’apparition de diabète de type 2 – le diabète sucré. C’est pourquoi les chercheurs tentent d’identifier des facteurs de risque diététiques en cause dans le diabète et même le pré-diabète. Au congrès européen sur le diabète (European Association for the Study of Diabetes, 11-15 septembre à Lisbonne), les protéines et le sel en trop grande quantité ont été pointés du doigt. Par Hélène Joubert, journaliste scientifique

Les protéines animales mises en cause dans le diabète

L’implication des protéines dans l’apparition d’un diabète de type 2, autrement dit le diabète sucré qui apparaît généralement après l’âge de 50 ans et qui est dû à la sédentarité et au surpoids, était loin d’être une cause entendue ; les études se contredisant. Il y avait en effet peu de preuves solides reliant le niveau d’apport en protéines et les stades précoces de développement de diabète, dont la résistance à l’insuline -l’un des mécanismes conduisant au diabète de type 2- et le pré-diabète.
Une étude néerlandaise présentée au 53ème congrès européen sur le diabète vient de faire la lumière sur ce sujet : la quantité totale de protéines ingérées est bel et bien liée avec le phénomène négatif de résistance des organes à l’hormone insuline, mais aussi au risque de diabète de type 2 (1).
Les protéines mises en cause sont en majorité d’origine animale. Ces résultats sont à prendre en compte car issus d’une étude portant sur près de 7 000 personnes, vivant près de Rotterdam (Pays-Bas), et suivis pendant une longue durée (sept années en moyenne), ce qui lui confère un poids conséquent.
Dans le détail, des apports élevées en protéines (pour chaque « 5% » d’énergie supplémentaire apportée par les protéines) augmentent de 38% le risque de diabète de type 2 et de 35% celui de pré-diabète !
Si les protéines sont essentielles au fonctionnement du corps humain, encore ne faut-il pas en abuser.

Contre le diabète, lever le pied sur le sel

S’il fallait un argument supplémentaire pour ne pas avoir la main trop lourde sur le sel - autre que son impact sur le risque d’hypertension artérielle- en voici un : il favoriserait aussi l’apparition du diabète de type 2. L’étude a fait parler d’elle au congrès européen sur le diabète : les apports en sodium semblent fortement associés à un risque accru de développer un diabète de type 2.
Pour rappel, la principale source de sodium dans l’alimentation est apportée par le sel (chlorure de sodium), en particulier le sel de table et celui caché dans les plats préparés, la charcuterie et le pain etc. Le chlorure de sodium est constitué à 40% de sodium. De ce fait, pour chaque 2,5 g de sel consommé, on ingère 1g de sodium.
Des recherches précédentes (2) avaient suggéré que la consommation excessive de sel pouvait accroître le risque de développer un diabète de type 2, du fait d’un possible impact sur la résistance des tissus à l’hormone insuline, premier pas dans la maladie diabétique et/ou en favorisant une pression sanguine élevée et une prise de poids.
Des chercheurs suédois et finlandais ont voulu en avoir le cœur net et leur investigation visait à déterminer s'il existe réellement un lien entre l'apport en sodium et le risque de développer un diabète de type 2. Et en effet, l'étude a révélé que la consommation de sodium était associée à une augmentation moyenne de 43% du risque de diabète de type 2 pour chaque gramme supplémentaire de sodium (équivalent à 2,5 extra grammes de sel) consommé par jour !
En divisant les participants de l’étude en trois groupes de consommation de sodium (faible sous 2,4g, moyen entre 2,4-3,15g, haut au-dessus de 3,15g), le groupe ayant la consommation la plus élevée a eu un risque 58% plus élevé de développer un diabète de type 2 par rapport au groupe de consommation le plus bas.
Qu’est-ce que cela signifie vis-à-vis de la consommation quotidienne en sel ? Comme le sel ne représente que 40% en poids de sodium, pour la consommation réelle de sel, le groupe à faible consommation ingère 6 grammes et moins, le groupe de consommation moyenne entre 6 et 7,9 g et le groupe élevé dépasse les 7,9 grammes par jour. Des valeurs bien éloignées de la réalité : au niveau mondial, 46 % des personnes ingèrent entre 10 et 12g de sel quotidiens, 23% plus de 12,5 g et à l’opposé, 10,6% moins de 7,5g chaque jour (4). Autrement dit, presque personne ne suit les conseils de l’OMS (moins de 5g de sel par jour ; sel ajouté à table et celui caché dans les plats préparés, le pain etc.). Quant aux objectifs français du Plan National Nutrition Santé (PNNS) 2011-2015 (pas plus de 8 g/jour chez l’homme et 6,5 g chez la femme avec 57% des français à moins de 8g de sel ingérés par jour), ils n’ont pas été atteints.


(1) Z. Chen, O.H. Franco, T. Voortman; Epidemiology, Erasmus MC, Rotterdam, Netherlands. EASD 2017. September 15, 2017, 10:15 - 10:30 AM. Abstract 23 ; (2) Hu G, Jousilahti P et al. Diabetologia. 2005;48(8):1477-83 ; (3) Radzeviciene L et al. Nutrients. 2017;9(1). (4) NEJMed 2014 ; 371, 612-23

Hélène Joubert, en direct du 53ème European Association for the Study of Diabetes, 11-15 septembre, Lisbonne, Portugal).

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