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Agir pour les aidants : une indemnisation journalière prévue en 2020

19 juin 2020

La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, promulguée le 28 décembre 2015, a instauré un congé de proche aidant et un congé de solidarité familiale pour les salariés du privé. La loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la Sécurité sociale pour 2020 prévoit l'indemnisation du congé de proche aidant par la Caisse d’Allocation Familiale (CAF). Un décret d'application doit préciser les conditions et le montant de l'indemnisation.

4 millions de personnes aident un proche dépendant, de façon régulière ou non, tout en occupant un emploi

Les salariés aidants (un membre de la famille dépendant, malade ou handicapé) représentent un actif sur six (un sur cinq, pour les salariés plus de 50 ans). Ils seront un salarié sur quatre d’ici à dix ans. D’après l’enquête de France Alzheimer et maladies apparentées et d’Opinon Way auprès d’environ 1 500 personnes en situation d’aidant, il ressort que pour près de 8 personnes en activité sur 10 (79%), leur situation d’aidant a un impact négatif sur leur travail :

  • En termes d’absentéisme, du fait de devoir accompagner leur proche malade lors de rendez-vous médicaux ou d’une hospitalisation, ou encore de devoir faire face à des situations d’urgence les obligeant à quitter précipitamment leur travail ;
  • En termes de présentéisme également. Ainsi 72% des personnes interrogées présentent des difficultés de concentration et d’efficacité et 90% de la fatigue et du stress. Ceci, notamment du fait de l’incertitude par rapport à la santé de leur proche (nécessité de devoir s’assurer par téléphone durant la journée que la personne malade va bien), alors qu’ils travaillent et donc vivent loin de lui ou de la nécessité de réaliser des démarches sur leur temps de travail pour mettre en place des aides (prise de rendez-vous, organisation du planning des intervenants, etc.).

Concilier le rôle d’aidant avec la vie professionnelle, un défi de taille

Cette course après le temps ou cette mobilisation non-stop entre accompagnement et travail a comme conséquences, déjà mises en avant dans plusieurs études : des problèmes de concentration, une grande fatigue psychique et physique, allant jusqu’à l’épuisement, et entraînant arrêts maladies et burn-out dans les cas les plus graves. En effet, l’enquête montre que l’aidant principal en activité mobilise une grande partie de son énergie pour organiser et coordonner l’aide à domicile. Les salariés revendiquent également à travers cette enquête des bénéfices valorisables pour l’entreprise comme les capacités d’écoute, d’empathie, d’organisation.

Au sujet de l’information faite auprès de la hiérarchie, 1 aidant sur 2 indique ne pas en avoir parlé par volonté de préserver sa vie privée mais aussi par peur de répercussions négatives, ou par crainte que celle-ci ne puisse lui apporter de réponses. Le fait d’en parler intervient cependant, souvent (pour 2 aidants sur 3) quand un événement survient (aggravation de la maladie, hospitalisation du proche malade suite à un accident, arrêt brutal des aides, etc.) et qu’il devient difficile de continuer à ne rien dire.

Pour celles et ceux ayant fait le choix d’évoquer leur situation avec leur employeur, les deux tiers ont ressenti de la compréhension, de l’écoute et une attitude bienveillante à leur égard.


Source : enquête Opinion Way commanditée par France Alzheimer et maladies apparentées et publiée par l’association en janvier 2018

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