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Le travail de nuit et ses conséquences sur la santé

22 Mai 2019

Environ 3,5 millions de personnes travaillent, habituellement ou occasionnellement, la nuit en France. Un rythme qui a des conséquences néfastes sur la santé mais que certaines habitudes peuvent limiter.

Je n’ai jamais réussi à dormir la journée, avant ou après une nuit de travail, explique Elie, qui travaillait de minuit à 7h du matin en parallèle de ses études. Je ressentais évidemment un manque de sommeil.” Comme Elie, environ un salarié sur sept travaille, habituellement ou occasionnellement, entre 21h et 7h selon une étude du ministère de l’Emploi (Dares) publiée en 2012. Cela représente plus 3,5 millions de personnes, soit 15,4% des salariés. Légalement, tout travail effectué au cours d’une période de 9h -ou de 7h dans certains secteurs - consécutives comprenant l’intervalle entre minuit et 5 heures est considéré comme une activité de nuit.

« Je mangeais des snacks et buvais beaucoup de café »

Le travail de nuit entraîne un dérèglement de notre rythme circadien, c'est-à-dire de notre horloge interne, qui est calée sur le rythme jour-nuit quotidien de 24 heures,” développe Guy Villano, médecin généraliste. Cette horloge interne contrôle certaines activités physiologiques de notre organisme, comme l’alimentation, les sécrétions hormonales, la digestion, la pression sanguine, etc. Quand elles sont déréglées, l’ensemble du rythme biologique l’est aussi. “Les pics de sommeil arrivaient vers cinq heures du matin, se souvient Elie. Pour tenir je mangeais des snacks et buvais beaucoup de cafés.” Des effets néfastes sur la santé peuvent se manifester sur le long terme chez les travailleurs de nuit.

En 2016, l’ANSES a produit un rapport d’expertise collective qui fait état des connaissances scientifiques actuelles sur ces effets. Ils y sont catégorisés en 3 groupes de risques - avérés, probables et possibles - en fonction de la précision des études scientifiques pour affirmer ces dangers comme avérés et en lien avec le travail de nuit. Les premiers correspondent aux troubles du sommeil et au syndrome métabolique, qui signifie qu’un individu constate une augmentation d’au moins 3 paramètres sur les 5 suivants : le tour de taille, la pression artérielle, les triglycérides, le cholestérol et la glycémie.

La nécessité de recréer une régularité biologique

Le syndrome métabolique peut aboutir à un diabète de type 2, des maladies coronariennes, voir un risque cancérogène,” alerte le médecin généraliste. Ces conséquences sont répertoriées dans la deuxième catégorie du rapport de l’ANSES, dite des risques probables. Enfin, les risques possibles sur la santé regroupent les dyslipidémies, l’hypertension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux. En dehors de ce rapport, les travailleurs de nuit exposent leurs organismes à d’autres dangers, comme les troubles digestifs ainsi qu’une fatigue physique et psychique sur le long terme. “Le risque d’avortement spontané, d’accouchement prématuré et de retard de croissance de l’enfant intra utérin sont aussi plus fort chez les femmes qui travaillent la nuit,” insiste Guy Villano.

Pour limiter les mauvais effets de ce déséquilibre biologique, les travailleurs de nuit doivent recréer une régularité en adoptant une alimentation saine, avec des repas à des heures régulières, et en pratiquant une activité physique régulière. “Le sommeil de jour est moins réparateur que le sommeil de nuit, conclut Guy Villano. Il est important qu’il soit régulier, c’est-à-dire dans les mêmes tranches horaires, précédé d’une période apaisante et réalisé dans un environnement calme.

Léa Casian

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