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Audition, Les oreilles des Français sous pression

2 avril 2019

Le capital auditif des jeunes inquiète, au vu des résultats de la nouvelle enquête JNA-Ifop 2019 "Audition & Santé : de l'alerte à l'alarme" conduite à l’occasion de la journée nationale de l’Audition 2019, le 14 mars dernier*. Par ailleurs, si les Français sont plus attentifs à leurs capacités auditives et consultent plus souvent pour un bilan, ça n’est pas pour autant qu’ils adoptent un comportement de prévention !

De bonnes capacités auditives synonymes de relations sociales de qualité

Le niveau de conscience du lien entre "bonnes capacités auditives" et "qualité des relations sociales" est élevé parmi la population française (85%). La grande majorité des Français reconnaît également l’impact du fait de "bien entendre" sur divers éléments touchant à la santé : humeur, état de stress, moral, fatigue, performances intellectuelles et sommeil.
En toute logique, plus les capacités auditives diminuent, plus les personnes sondées disent ressentir ces perturbations. Enfin, celles ressentant des acouphènes sont les plus sujettes à ces perturbations.

L’ouïe des 15-24 ans en danger

Une grande majorité de Français (79%), en particulier les plus jeunes, qualifient leur audition de bonne ou très bonne. Et pourtant, de 51% à 65% avouent ressentir des difficultés à suivre des conversations dans les diverses situations de la vie en société. Les 15-17 ans sont globalement encore plus gênés dans la vie courante (dans l’espace public, au téléphone ou dans les transports), bien qu’ils aient déclaré plus tôt avoir de bonnes capacités auditives.

L'affect de l'audition sur le physique, le mental, et dans les situations de la vie courante est très présente chez les moins de 24 ans : concernant les perturbations ressenties au cours des trois derniers mois (lassitude, difficultés d’endormissement, perte de concentration, impression d’être fatigué ou nerveux etc.) ou encore les difficultés de compréhension de la parole dans divers lieux, ils sont systématiquement plus touchés que les tranches d’âge plus élevées.
D’autre part, si en moyenne, la part de Français ayant ressenti des acouphènes (sifflements et bourdonnements dans les oreilles) n’a pas évolué depuis 2018 (43%), le ressenti d’acouphènes chez les jeunes a lui augmenté, passant de 56% à 65% des 15-17 ans et de 49% à 59% des 18-24 ans.

Bilan auditif, une habitude qui s’installe ?

Un Français sur deux a déjà réalisé un bilan de son audition, contre un tiers en 2018**.
L’augmentation du nombre de visite chez l’ORL (de un tiers en 2018 à la moitié en 2019) semble témoigner d’un besoin de la population. Les experts craignent une croissance des symptômes ORL à l’origine de cette affluence chez le spécialiste, mais aussi une approche principalement curative de l’audition, au lieu d’être préventive. Car la démarche préventive ne semble pas encore ancrée dans les comportements.

Préserver son ouïe : les règles en or contre le stress acoustique

« Bien entendre pour bien comprendre » participe, au quotidien, à la forme, à la vitalité et au « bien vieillir ». Or, les expositions sonores, les pratiques d’écoute de musique avec oreillettes compromettent la bonne écologie du système auditif. Les premières manifestations de l’usure prématurée de l’ouïe sont les acouphènes. Lorsque la gêne auditive ou le trouble de l’audition s’installe, les fonctions d’alerte, de communication, reliées aux émotions sont perturbées, au risque d’entraîner une anxiété, un repli social, une moindre stimulation cognitive qui vont, insidieusement, dégrader l’état de santé et la qualité de la vie.

Des mesures pour préserver une bonne audition existent, comme offrir un temps de repos auditif au moins équivalent au temps d’exposition, protéger son système auditif en portant des protecteurs d’oreille contre le bruit sur son lieu de travail ou pendant les loisirs (concerts, discothèques, bricolage, chasse…). Cependant, l’enquête Ipsos-JNA 2019 démontre que c’est malheureusement une pratique peu suivie. Seulement près du tiers des actifs se protège contre le bruit au travail (33%) et à peine plus durant des activités de loisirs potentiellement soumises au bruit (36%). Les jeunes sont les plus imprudents. Un quart des 15-17 ans (26%) porte des protections auditives durant les loisirs, alors même que cette population est plus exposée au bruit (discothèques, concerts, etc.) et encline à une écoute de la musique via casque ou écouteurs plus fréquente.

Préserver son capital auditif c’est aussi développer cet outil que l’on appelle l’ouïe, en se concentrant sur les sons, en s’entraînant à discriminer les différents bruits et sons, en filtrant les sons émanant simultanément de différentes sources sonores etc. En effet, en affinant l’acuité auditive, la capacité de discrimination, il est alors possible de potentialiser ce sens dont l’aire cérébrale est reliée aux autres parties du cerveau et aux centres nerveux. Cela s’avèrera un véritable atout lorsque vers 60 ans, il faudra compenser l'altération inéluctable de l'audition liée à l'âge appelée presbyacousie. Le professionnel s’appuiera alors sur le capital auditif restant et les apports de l’aide auditive seront décuplés par la mémoire auditive.

Sur ce thème de l’appareillage auditif, essentiel pour conserver une vie sociale et une certaine qualité de vie en cas de troubles de l’audition, le sondage met au jour un paradoxe intéressant : face à une baisse de l’audition, et donc une plus grande nécessité à se faire appareiller, les Français sembleraient moins disposés à franchir le pas. Barrière psychologique ? Difficulté à accepter son "handicap" ? Le tabou reste présent dans les esprits.

Références :

* https://www.journee-audition.org/home.html

** Enquête JNA – Ifop 2018: « Acouphènes et hyperacousie: fléaux du XXI° siècle? »

Hélène Joubert, journaliste

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