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BPCO : pourquoi bien inhaler son traitement bronchodilatateur est vital

BPCO : pourquoi bien inhaler son traitement bronchodilatateur est vital

Le constat est sans appel : 60 à 80% des personnes souffrant d’une maladie pulmonaire appelée broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) ne se servent pas correctement de l’appareil qui sert à inhaler leur traitement bronchodilatateur. Attention, c’est très risqué pour leur santé. 

 



La BPCO, un tueur silencieux

En silence, à cause du tabagisme dans 90% des cas (à partir d’un paquet/jour pendant 15 ans), l’obstruction chronique irréversible des voies aériennes épuise le souffle, handicape et tue*. La méconnaissance de cette maladie insidieuse est stupéfiante alors que près de 8 % des adultes en France sont touchés. Selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé), la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) deviendra la 4ème cause de décès dans le monde en 2030. Les objectifs du traitement de la BPCO sont de prévenir et contrôler les symptômes (essoufflement, toux, expectorations, difficulté à respirer pendant les efforts physiques, appelée dyspnée), réduire la fréquence et la sévérité des « exacerbations » (aggravations brutales de l’état de santé du malade) et d’améliorer la tolérance à l’exercice physique, seul moyen de regagner en capacité respiratoire (volume d’air expiré par seconde). Parmi les traitements au long cours ou d’appoint figurent les bronchodilatateurs (précisément des bêta2-agonistes et anticholinergiques) lesquels, comme leur nom l’indique, permettent une dilatation des bronches. Ils s’administrent au moyen d’un inhalateur.

Mauvaise manipulation, risque d’exacerbations accru

Les règles de bonne utilisation des systèmes d’inhalation sont primordiales pour une délivrance efficace du traitement bronchodilatateur, au plus profond des bronches. Faire parvenir un produit dans les bronches n’a rien de naturel. Malgré tout, c’est le moyen de délivrance ayant le meilleur rapport bénéfice/risque. Il permet d’obtenir des concentrations élevées de principe actif au niveau de la bronche. Par comparaison, la voie orale (comprimé) requerrait une forte concentration de principe actif dans le sang pour espérer une concentration satisfaisante dans la bronche. Au risque d’effets secondaires généraux bien supérieurs. Une étude française, première du genre**, vient de révéler que la mauvaise manipulation -assez fréquente- des inhalateurs contenant des bronchodilatateurs est associée a? la survenue d’exacerbations sévères de BPCO. Pr Mathieu Molimard, spécialiste en pneumologie-pharmacologie, directeur du département hospitalo-universitaire de pharmacologie de Bordeaux et coordinateur de l’étude : « Nous avons constaté une grande fréquence des erreurs d’utilisation. Les erreurs graves c’est-à-dire susceptibles de limiter la dose inhalée arrivant au contact des bronches sont associées à un risque doublé d’exacerbations graves de BPCO conduisant à une hospitalisation. Une dose incomplète équivaut à un traitement partiel ou pas de traitement du tout. Une preuve en miroir que ces traitements sont utiles ! »

Technique d’inhalation : le piège de l’habitude

Selon les résultats, entre 60 et 80% des personnes commettent au moins une erreur, indépendante du dispositif. Ces erreurs peuvent ne pas trop porter à conséquence, comme par exemple manquer d’expiration avant l’inhalation ou se passer de quelques secondes d’apnée après l’inhalation. Autrement plus grave, d’autres erreurs peuvent affecter le dépôt pulmonaire. Il s’agit, par exemple, d’un défaut d’inspiration par la bouche à travers l’embout buccal, de souffler dans l’inhalateur de poudre sèche avant l’inhalation ou tout simplement d’inspirer par le nez. Âge, sexe? aucun profil particulier des personnes susceptibles de faire des erreurs d’inhalation ne ressort. Certaines sont plus à risque de se tromper ; par exemple celles qui n’ont pas assisté à une démonstration d’utilisation, n’ont jamais lu la notice, ne prennent pas leur traitement de manière régulière et surtout n’utilisent pas leur système depuis longtemps. Pr Mathieu Molimard : « Ça n’est pas parce qu’on a expliqué une fois à la personne comment se servir de son inhalateur qu’elle est à l’abri d’erreurs de manipulation. Vérifier régulièrement leur bon maniement est essentiel. Les personnes BPCO mais aussi asthmatiques devraient contrôler l’utilisation, inhalateur en main, avec leur médecin traitant, pneumologue, pharmacien ou kinésithérapeute au moins une fois par an ». Dernier constat de l’étude, tout type de dispositif peut entraîner des erreurs.  Il n’y a pas de dispositif idéal ; quel que soit l’inhalateur, il est possible de commettre des erreurs graves qui mènent à l’hôpital. Chaque dispositif possède ses avantages et ses inconvénients. 

 

Marion Garteiser, journaliste santé

BPCO : pourquoi bien inhaler son traitement bronchodilatateur est vital

Le constat est sans appel : 60 à 80% des personnes souffrant d’une maladie pulmonaire appelée broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) ne se servent pas correctement de l’appareil qui sert à inhaler leur traitement bronchodilatateur. Attention, c’est très risqué pour leur santé. 

 



La BPCO, un tueur silencieux

En silence, à cause du tabagisme dans 90% des cas (à partir d’un paquet/jour pendant 15 ans), l’obstruction chronique irréversible des voies aériennes épuise le souffle, handicape et tue*. La méconnaissance de cette maladie insidieuse est stupéfiante alors que près de 8 % des adultes en France sont touchés. Selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé), la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) deviendra la 4ème cause de décès dans le monde en 2030. Les objectifs du traitement de la BPCO sont de prévenir et contrôler les symptômes (essoufflement, toux, expectorations, difficulté à respirer pendant les efforts physiques, appelée dyspnée), réduire la fréquence et la sévérité des « exacerbations » (aggravations brutales de l’état de santé du malade) et d’améliorer la tolérance à l’exercice physique, seul moyen de regagner en capacité respiratoire (volume d’air expiré par seconde). Parmi les traitements au long cours ou d’appoint figurent les bronchodilatateurs (précisément des bêta2-agonistes et anticholinergiques) lesquels, comme leur nom l’indique, permettent une dilatation des bronches. Ils s’administrent au moyen d’un inhalateur.

Mauvaise manipulation, risque d’exacerbations accru

Les règles de bonne utilisation des systèmes d’inhalation sont primordiales pour une délivrance efficace du traitement bronchodilatateur, au plus profond des bronches. Faire parvenir un produit dans les bronches n’a rien de naturel. Malgré tout, c’est le moyen de délivrance ayant le meilleur rapport bénéfice/risque. Il permet d’obtenir des concentrations élevées de principe actif au niveau de la bronche. Par comparaison, la voie orale (comprimé) requerrait une forte concentration de principe actif dans le sang pour espérer une concentration satisfaisante dans la bronche. Au risque d’effets secondaires généraux bien supérieurs. Une étude française, première du genre**, vient de révéler que la mauvaise manipulation -assez fréquente- des inhalateurs contenant des bronchodilatateurs est associée a? la survenue d’exacerbations sévères de BPCO. Pr Mathieu Molimard, spécialiste en pneumologie-pharmacologie, directeur du département hospitalo-universitaire de pharmacologie de Bordeaux et coordinateur de l’étude : « Nous avons constaté une grande fréquence des erreurs d’utilisation. Les erreurs graves c’est-à-dire susceptibles de limiter la dose inhalée arrivant au contact des bronches sont associées à un risque doublé d’exacerbations graves de BPCO conduisant à une hospitalisation. Une dose incomplète équivaut à un traitement partiel ou pas de traitement du tout. Une preuve en miroir que ces traitements sont utiles ! »

Technique d’inhalation : le piège de l’habitude

Selon les résultats, entre 60 et 80% des personnes commettent au moins une erreur, indépendante du dispositif. Ces erreurs peuvent ne pas trop porter à conséquence, comme par exemple manquer d’expiration avant l’inhalation ou se passer de quelques secondes d’apnée après l’inhalation. Autrement plus grave, d’autres erreurs peuvent affecter le dépôt pulmonaire. Il s’agit, par exemple, d’un défaut d’inspiration par la bouche à travers l’embout buccal, de souffler dans l’inhalateur de poudre sèche avant l’inhalation ou tout simplement d’inspirer par le nez. Âge, sexe? aucun profil particulier des personnes susceptibles de faire des erreurs d’inhalation ne ressort. Certaines sont plus à risque de se tromper ; par exemple celles qui n’ont pas assisté à une démonstration d’utilisation, n’ont jamais lu la notice, ne prennent pas leur traitement de manière régulière et surtout n’utilisent pas leur système depuis longtemps. Pr Mathieu Molimard : « Ça n’est pas parce qu’on a expliqué une fois à la personne comment se servir de son inhalateur qu’elle est à l’abri d’erreurs de manipulation. Vérifier régulièrement leur bon maniement est essentiel. Les personnes BPCO mais aussi asthmatiques devraient contrôler l’utilisation, inhalateur en main, avec leur médecin traitant, pneumologue, pharmacien ou kinésithérapeute au moins une fois par an ». Dernier constat de l’étude, tout type de dispositif peut entraîner des erreurs.  Il n’y a pas de dispositif idéal ; quel que soit l’inhalateur, il est possible de commettre des erreurs graves qui mènent à l’hôpital. Chaque dispositif possède ses avantages et ses inconvénients. 

 

Marion Garteiser, journaliste santé

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