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Comment savoir si c'est un syndrome de l'intestin irritable ?

Comment savoir si c'est un syndrome de l'intestin irritable ?

Certaines autres maladies partagent les symptômes typiques du syndrome de l'intestin irritable. En effet, les manifestations abdominales telles que les douleurs et les ballonnements peuvent aussi évoquer une maladie inflammatoire, une maladie coeliaque, voire un cancer colique. Alors, comment porter le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable ? Le point avec le Pr Philippe Ducrotté, gastroentérologue au CHU Rouen.

Syndrome de l'intestin irritable ou maladie inflammatoire (MICI) ?

Les symptômes dont souffrent les personnes qui consultent pour troubles abdominaux sont les suivants : douleurs abdominales, ballonnements, troubles du transit, diarrhée ou constipation, ou alternance des deux. « Face à de telles plaintes, plusieurs diagnostics peuvent être discutés, dont celui de syndrome de l'intestin irritable, le plus fréquent puisqu'il touche jusqu'à 5% de la population française et plutôt des femmes, indique le Pr Philippe Ducrotté. Mais il peut s'agir aussi d'une pathologie organique, c'est-à-dire avec des lésions objectives du tube digestif. »

Cette possibilité est envisagée si à l'interrogatoire le patient rapporte des symptômes d'alerte de type amaigrissement et émissions de sang dans les selles. Ce sera également le cas en présence d'antécédent familial particulier de maladies inflammatoires, comme la maladie de Crohn. De la même façon, un antécédent familial de cancer du côlon fera évoquer une forme familiale de cancer digestif plutôt qu'un syndrome de l'intestin irritable. Enfin, la présence de diarrhées et de ballonnements peut également évoquer une maladie coeliaque, allergie au gluten.

Au final, on se retrouve avec 4 possibilités diagnostic : outre le syndrome de l'intestin irritable, cancer colique, maladies inflammatoires ou une maladie coeliaque. 

Quand procéder à des explorations complémentaires ?

Selon le Pr Ducrotté, d'autres critères sont à considérer, comme l'âge du patient notamment. « Par exemple, en deçà de 50 ans, la probabilité d'un cancer du côlon est beaucoup plus faible, tandis qu'il existe un premier pic de fréquence pour les maladies inflammatoires, entre 20 et 30 ans. L'examen clinique a aussi sa place, des signes locaux à la palpation de l'abdomen par exemple, évoquant une maladie inflammatoire chronique de l'intestin. »

En cas de doute, on peut recourir à des explorations complémentaires : une endoscopie du tube digestif ou une prise de sang de « débrouillage » pour savoir si l'on est présence d'un syndrome inflammatoire, d'une anémie, etc. 

Le syndrome de l'intestin irritable : un diagnostic d'exclusion

Face à un sujet jeune qui présente des douleurs abdominales et des troubles du transit, dont les symptômes chroniques évoluent depuis 4-5 mois, sans amaigrissement, sans émission anormale dans les selles et sans antécédent particulier inquiétant notamment de maladie inflammatoire, on porte le diagnostic de syndrome de l'intestin irritable. « Il s'agit donc d'un diagnostic d'exclusion, c'est-à-dire après élimination des autres maladies possibles », nous précise le Philippe Ducrotté.

Dans tous les autres cas, on procède à des explorations complémentaires : coloscopie avec biopsie colique, recherche d'anticorps spécifiques de la maladie coeliaque, gastroscopie avec biopsie intestinale, etc.

« Le problème avec le syndrome de l'intestin irritable est de porter rapidement le diagnostic en faisant les examens à bon escient. On procède trop souvent à des examens redondants inutiles ».

En pratique, des douleurs abdominales constantes avec diarrhées et constipations, doivent amener à consulter son médecin traitant : « suite à sa première impression, il décidera des éventuels examens complémentaires et d'en référer à un gastroentérologue si besoin ».

On retiendra que le syndrome de l'intestin irritable se diagnostique chez une personne jeune atteinte de douleurs abdominales qui durent, avec diarrhées ou constipations ou alternance des deux et qui ne présente pas d'autres signes d'alerte ni d'antécédents particuliers de maladie intestinale.
Source :

Isabelle Eustache

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