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L’activité physique contre la maladie

Bientôt, les médecins traitants pourront prescrire de l’activité physique aux patients atteints d’affections de longue durée (ALD). Bouger constitue en effet un élément efficace de la prise en charge de nombreuses maladies. C’est aussi l’un des meilleurs moyens de les prévenir. Le point avec deux experts, les professeurs Martine Duclos et François Carré.


« Prendre un chien. » C’est ce qu’a déjà écrit, sur l’ordonnance destinée à l’un de ses patients, le Pr François Carré, cardiologue et physiologiste de l’exercice musculaire à l’hôpital Pontchaillou de Rennes. Caniche ou lévrier, peu importe. L’essentiel réside dans l’obligation de sortir quotidiennement l’animal, de marcher régulièrement pour le contenter. Bref, de bouger. Le médecin aurait pu se contenter de conseiller à son patient de se mettre au sport mais, assure le Pr Carré, « le fait de le prescrire rend les choses plus officielles et leur confère plus de poids ».

 

Combattre les idées reçues

Le sport sur ordonnance ? L’idée est déjà expérimentée depuis quelques années à Strasbourg, Rennes, Clermont-Ferrand ou encore Biarritz. Bientôt, tous les médecins traitants pourront à leur tour prescrire de l’activité physique. C’est le sens de l’amendement déposé par quatre députés et adopté, dans le cadre du projet de loi relatif à la modernisation du système de santé, le 27 novembre dernier par l’Assemblée nationale. Concrètement, les patients recevront une ordonnance leur permettant de se tourner vers une structure habilitée à prendre en charge des malades dans une optique de sport-santé. « Il s’agit d’une excellente mesure », se félicite le Pr Martine Duclos. Pour la chef du service de médecine du sport au CHU de Clermont-Ferrand, « prescrire de l’activité physique est un acte fort. Cela permet de lever les freins que pourrait avoir le patient qui associe souvent le fait de bouger à un risque d’infarctus, de fatigue… Beaucoup pensent que l’activité physique n’est pas recommandée chez une personne qui serait déjà éprouvée par la maladie, ou que seuls les médicaments sont nécessaires pour traiter des pathologies graves. Autant de fausses idées que la reconnaissance de cette prise en charge par le législateur va contribuer à combattre. » Accoler sur une même ordonnance sport et médicaments revient, de surcroît, à conférer à ces deux approches thérapeutiques une même importance. « Il s’agit de deux approches plus que complémentaires, confirme le Pr Duclos. Dans le cadre d’une pathologie, il faut souvent penser à l’activité physique ou sportive et, d’une façon générale, aux modifications du mode de vie – avant de se tourner vers les médicaments. »

 

10 millions de candidats potentiels

La loi encadre les cas dans lesquels l’activité physique pourra être prescrite. Seuls les malades souffrant d’affections de longue durée (ALD) bénéficieront de cette mesure, ce qui représente près de 10 millions de personnes atteintes de cancers, maladies coronaires, sclérose en plaques (SEP) ou diabète. Pour toutes ces maladies, preuve est faite de l’intérêt de bouger. C’est le cas des cancers du sein et du côlon, pour lesquels les risques de récidive reculent de 40 à 50 % lorsqu’on pratique régulièrement une activité physique. Il est même recommandé de commencer dès le diagnostic posé pour diminuer les effets secondaires de la chimiothérapie et la fatigue qui persiste parfois des années après l’arrêt du traitement. « Les avantages de l’activité physique ou sportive sont également observés après un infarctus du myocarde : les risques de récidive peuvent être divisés par deux », avance le Pr Duclos. Chez les patients souff rant de diabète de type 2 ou d’hypertension artérielle, le traitement médicamenteux peut parfois être allégé grâce à une pratique sportive régulière. Et dans la prise en charge de l’obésité, le sport permet de maintenir la perte de poids sur le long terme. « Plus largement, l’activité physique fait partie de la prise en charge de presque toutes les maladies, en particulier celles liées à notre mode de vie », assure la chef de service.

 

Jamais trop tard pour commencer

Faudrait-il alors étendre la possibilité de prescrire du sport sur ordonnance à toutes les pathologies, voire en prévention ? Ce serait aller trop loin, estime Martine Duclos. « On ne peut pas se substituer à la volonté des patients, mais il reste important d’informer dès l’école primaire de l’importance de bouger. » Une sensibilisation précoce serait d’autant plus urgente que seuls 10 % des enfants atteignent les recommandations (une heure d’exercice physique par jour), contre 30 à 40 % des adultes (trente minutes quotidiennes). Or un enfant actif a plus de chances de le rester à l’âge adulte. En d’autres termes, « le mode de vie est impulsé dès l’enfance ». Il ne faut donc pas attendre d’être malade pour bouger. Car si l’activité physique aide à soigner de nombreuses maladies, elle est encore plus efficace en prévention primaire, c’est-à-dire pour éviter que les maladies n’apparaissent. « Quel que soit l’âge, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre, souligne le Pr Carré. Cela peut prendre diverses formes : marche, natation, mais aussi vélo, jardinage, tâches domestiques ou promenade du chien. L’essentiel, c’est de lutter contre la sédentarité qui cause davantage de morts dans le monde que le tabac. » La pratique quotidienne de vingt à trente minutes d’exercice à un niveau d’essoufflement modéré suffit ainsi à faire baisser le risque de développer de multiples affections (cancers, dépression…).

 

Avis d'expert

« On parle de sport sur ordonnance, mais il est préférable de conseiller l’activité physique au sens large. Le sport n’est qu’un type d’activité physique très structurée, avec ses règles, parfois contraignantes, et une notion de performance. L’essentiel est de se remuer, peu importe que l’effort soit encadré. » Pr Martine Duclos, chef du service de médecine du sport au CHU de Clermont-Ferrand.

 

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