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Santé buccodentaire : de l'intérêt d'un suivi régulier

24 février 2020

Nombreux sont ceux qui rechignent à aller chez le dentiste. De fait, le dentiste n’est pas forcément le praticien le plus populaire. Pourtant, il y a davantage de bénéfices à le fréquenter qu’à l’ignorer. Le Dr Nicole Carrion de Mingo, chirurgien-dentiste au centre Jack Senet, à Paris, nous explique pourquoi.

Diriez-vous qu’il ne faut pas attendre d’avoir mal pour consulter, notamment chez l’enfant ?

Nicole Carrion de Mingo : Absolument. Les premières caries, qui peuvent apparaître tôt, ne sont pas forcément douloureuses tout de suite. Le risque, c’est donc de consulter trop tard, avec les problèmes de prise en charge que cela pose : dent abîmée, crainte de la douleur, etc. L’idéal, c’est de prendre un premier rendez-vous dès que l’enfant entre en maternelle. Ce premier contact permet d’échanger avec lui et même de simuler un soin. L’objectif est de lever l’appréhension, souvent transmise par les parents.

Venir régulièrement chez le dentiste est donc un bon investissement pour l’avenir...

On gagne sur tous les plans. Le praticien intervient sur des pathologies, notamment carieuses, moins développées. Le geste est donc moins invasif. Et le patient, de son côté, est dans de bonnes dispositions. Personnellement, je préconise deux visites par an. Les contrôles de routine sont, de toute façon, l’occasion de faire un rappel sur l’hygiène bucco-dentaire et de donner quelques conseils alimentaires.

Quelles sont les grandes pathologies dentaires ?

Les pathologies principales restent les caries et les problèmes parodontaux qui peuvent entraîner la perte de dents. Les antécédents familiaux ne sont pas à négliger : il existe des prédispositions aux maladies parodontales ou aux caries, liées à un émail plus fragile... Nous ne sommes pas égaux !

Quels sont les principaux ennemis des dents ?

Ce sont les produits sucrés ainsi que les comportements alimentaires du type snacking. Le grignotage fait que les dents sont quasi en permanence dans un bain acide, ce qui ne leur laisse pas le temps de se reminéraliser. D’où les caries. Le tabagisme impacte surtout le parodonte, c’est-à-dire l’environnement de la dent : l’os et la gencive. C’est le cas également de certaines maladies comme le diabète qu’il convient, à ce titre, de suivre, en coordination avec le médecin généraliste ou le diabétologue.

Un examen bucco-dentaire peut-il révéler des problèmes autres que dentaires, voire des pathologies ?

L’examen bucco-dentaire permet, par exemple, de repérer des troubles alimentaires comme l’anorexie : la personne présente généralement des polycaries du collet, à la jonction de la dent avec la gencive. Cette observation peut aussi révéler des cancers de la muqueuse, comme le sarcome de Kaposi chez les patients immunodéprimés. Si l’examen montre une usure des prémolaires accompagnée d’une sensibilité exacerbée, le dentiste suspectera un problème de bruxisme qui se caractérise par un grincement des dents, le plus souvent pendant le sommeil. Dans ce cas, il préconisera la pose de gouttière de relaxation musculaire pour empêcher le contact entre les dents du haut et du bas.

Un examen dentaire ne permet-il pas non plus de diagnostiquer une apnée du sommeil ?

Dans ce cas précis, c’est le contexte qui doit nous interpeller. Si le patient est hypertendu et diabétique, se plaint de fatigue, de maux de tête et de ronflements, nous pouvons être amenés à lui demander d’effectuer un test de dépistage. Au centre Jack Senet, il y a deux dentistes spécialisés qui sont habilités à prescrire des orthèses d’avancée mandibulaire pour libérer les voies aériennes. La dentisterie a évolué, elle est désormais pluridisciplinaire.

L'implantologie est-elle plus abordable ?

Depuis une quinzaine d’années, l’implantologie s’est démocratisée même si le reste à charge demeure élevé, l’Assurance maladie ne prenant pas en charge les implants. La population vieillit. Aujourd’hui, les patients souhaitent davantage conserver leur confort masticatoire et ne s’interdisent plus les implants. L’implantologie a beaucoup évolué : les contraintes anatomiques qui étaient rédhibitoires auparavant ne le sont plus, grâce notamment à l’usage de l’os synthétique pour le maxillaire supérieur ou d’implants plus courts.

Pour finir, les dents, c'est deux brossages par jour ?

Oui, deux fois, mais bien. De façon plus rigoureuse le soir, en passant dans les espaces inter-dentaires, car le débit salivaire diminue la nuit. Or la salive nous protège contre les caries et les infections de la bouche. Les personnes qui ont des traitements de type psychotropes – qui font baisser le débit salivaire – ont également besoin d’un brossage très méticuleux. Enfin, la brosse à dent ne doit pas être dure et le brossage trop fort pour prévenir tout risque d’usure de la dent au niveau des collets (mylolyse) et donc d’hypersensibilité.

Le saviez-vous ?

L’Assurance maladie permet aux enfants et adolescents de 6, 9, 12, 15, 18, 21 et 24 ans de bénéficier d'un rendez-vous gratuit chez le chirurgien-dentiste et de soins, si nécessaire. Ce dispositif a été étendu aux femmes enceintes.

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