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La Mutuelle Générale

Les clés pour réussir sa « détox digitale »

Article créé le 19 Août 2015

Environ 70 % des Français vérifient leur messagerie toutes les cinq minutes. C’est un des signes de l’hyper-connexion, une addiction qui peut altérer les liens sociaux et le bien-être, sans parler de son impact sur le cerveau. La sociologue Catherine Lejealle et la psychanalyste Marie Pezé nous expliquent comment se déconnecter pour mieux se reconnecter… à soi.

Préférer un café avec Wi-Fi plutôt qu’un bistro avec vue imprenable, être vissé à Google Maps au lieu de demander son chemin à un habitant, faire un selfie devant un tableau en oubliant de l’admirer à l’oeil nu, parler fort au téléphone à l’heure de la sieste, vérifier ses textos pendant le pique-nique sur la plage… Ces comportements suggèrent un état d’hyperconnexion avancé, lequel est avéré quand le temps passé sur Internet dépasse trois heures par jour.

Or nous sommes nombreux à être concernés. « Selon une étude menée fin 2013, 66 % des actifs se disent angoissés à l’idée de passer un jour sans leur mobile, rapporte Catherine Lejealle, sociologue. Et pour cause, nous regardons notre portable en moyenne 150 fois par jour ! » Un dernier chiffre pour prendre la mesure du phénomène : six Français sur dix sont penchés sur un second écran – portable, tablette – pendant qu’ils regardent la télévision ! Et ce virus digital résiste même à la parenthèse des vacances.

Des séjours en « détox numérique »

L’hyper-connexion n’est pas sans conséquences. On peine à profiter de l’instant présent et des autres, on se coupe de ses émotions, on laisse le travail s’immiscer dans notre temps libre, etc. La psychanalyste Marie Pezé met aussi en garde contre la « fatigue cognitive » qu’entraîne le zapping permanent entre mails, infos, textos et autres messages. « Cela peut aller jusqu’au burn-out, prévient-elle. Smartphones, tablettes… Ces objets nous tiennent ! Ils donnent une impression de toute puissance en abolissant le temps et les distances, mais nous plient au rythme de l’instantanéité. » De plus, le temps que l’on pense gagner à pianoter est une illusion : « Il est réinvesti dans le virtuel d’Internet, et donc gaspillé. » Forfaits illimités, déploiement des bornes Wi-Fi, haut débit généralisé, smartphones polyvalents… « Les barrières sont tombées », résume Catherine Lejealle pour expliquer cet « envahissement », voire cette addiction. Le portable s’est rendu indispensable, y compris sur le plan existentiel. Les écrans tactiles sont des doudous urbains qui nous lient aux autres, comblent une difficulté à être seul ou inoccupé.

Signe des temps : la déconnexion est devenue un marché. Le tourisme propose désormais des séjours « détox numérique », en château ou thalasso ! « Maîtriser son temps a toujours été un luxe, un marqueur social », rappelle Marie Pezé. Et en temps de crise, se couper du portable peut faire craindre de passer à côté d’une opportunité. « La difficulté vient de nous, quand l’on doit se débrouiller seul pour résister à la petite sonnette d’Internet », souligne-t-elle.

Le journaliste Pierre-Olivier Labbé a testé le sevrage en se coupant d’Internet et de sa tablette pour son film Digital Detox. Certes, l’expérience n’a duré que trois mois, mais nulle autre option pour réussir que de suivre une hygiène de vie numérique, comme on s’imposerait de bonnes habitudes alimentaires. Le documentariste a, par exemple, appris à paramétrer son portable pour bloquer les notifications. En outre, il l’éteint la nuit, s’est acheté un réveil à l’ancienne pour ne plus se connecter au saut du lit, et bannit son téléphone quand il joue avec ses enfants.

Un domestique que l’on sonne

Désynchroniser sa tablette de son ordinateur de bureau, éviter de répondre aux mails et textos au fur et à mesure qu’ils arrivent, établir le matin une liste de ses priorités pour avancer concrètement dans son travail (et ne répondre aux sollicitations qu’ensuite) sont parmi les réflexes que Catherine Lejealle recommande d’adopter au travail. « Une urgence est rarement annoncée par texto ! Il en va de notre professionnalisme, car plus on répond vite, plus on risque une imprécision ou une erreur », avance-t-elle.

En dehors de la sphère professionnelle, un peu de discipline et de bon sens suffi sent. On peut laisser son portable au fond du sac ou le mettre sur silencieux, choisir un café « sans Wi-Fi », passer les appels importants en début de journée, puis éteindre son téléphone. Emmanuelle, la trentaine, a ainsi mis en place une règle tacite avec son mari qui a « mal à la nuque tellement il est vissé à son smartphone ». « S’il me parle avec un oeil sur l’écran, je le regarde en silence et attends qu’il l’ait posé pour lui répondre », raconte-t-elle. Ou comment rééduquer son alter ego !

Mais c’est à une réflexion de fond que Catherine Lejealle nous invite, en nous proposant d’auto-évaluer nos pratiques, de faire le tri entre les activités connectées plaisantes ou polluantes, efficaces ou frustrantes. « On n’est pas un domestique que l’on sonne ! Chacun doit prendre ses responsabilités pour ne pas se rendre tout le temps disponible. A-t-on besoin de son téléphone pour avoir une contenance ou pour exister est la question que l’on devrait tous se poser », indique-t-elle. Enfin, met-elle en garde, « si beaucoup d’applications sont gratuites, c’est parce que le produit, c’est nous et nos données personnelles ». Et si l’on réintroduisait un peu d’éthique dans nos usages ?

78% des moins de 25 ans et 62 % des cadres supérieurs se déclarent « accros » à leur portable.

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