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La Mutuelle Générale

L'interview du président

Président Patrick Sagon

Patrick Sagon,
Président de La Mutuelle Générale

 

 

 

 

« Une optimisation des coûts de fonctionnement inéluctable »

Si d’aucuns s’interrogent sur le rôle des organismes complémentaires santé, force est de reconnaître que la complexité de leur activité va croissante. En cause, l’accélération des mutations de l’environnement avec son cortège de mesures réglementaires, prudentielles, fiscales, dans un contexte économique délétère de surcroît.

 

 

Standardisation des contrats… et érosion des marges

L’empilement des mesures décidées par les pouvoirs publics aboutit à une standardisation des contrats santé qui entraîne une segmentation du risque, fragilisant leur équilibre technique. Ainsi, leur multiplication par catégorie de population (contrats salariés, contrats CMU-C, contrats ACS, contrats solidaires et responsables, contrats seniors bientôt…) réduit fortement le champ de la mutualisation et donc les solidarités intergénérationnelle, familiale et sociale qu’elle seule permettait.
Le basculement progressif des contrats individuels santé vers des contrats collectifs santé a un corollaire : l’érosion des marges techniques des organismes complémentaires, celles-ci étant toujours inférieures en collectif. Un phénomène d’ailleurs accru par la concurrence exacerbée entre les acteurs qu’explique l’uniformisation des contrats. Autre phénomène : une inévitable accélération de la concentration des acteurs.

 

 

Baisse des rendements financiers… et hausse des provisionnements

Ajoutons à cela, un contexte de taux d’intérêt durablement bas. Ceci a une double conséquence : la diminution structurelle des rendements de nos actifs, qui sont indispensables pour respecter les engagements pris vis-à-vis de nos adhérents et la nécessaire hausse des provisions techniques qui découle d’un taux d’actualisation plus faible. Il devient alors beaucoup plus difficile de compenser même partiellement l’érosion des marges techniques.
Reste enfin, le décalage de l’âge du départ à la retraite qui exige de la part des organismes d’assurance d’accroître les provisions techniques sur le risque incapacité/invalidité qui augmente de manière exponentielle avec l’âge.

 

 

Réduction inéluctable des coûts de fonctionnement …

Ainsi, dans un contexte de baisse des rendements financiers d’une part et de réduction des marges techniques d’autre part, la nécessaire constitution des fonds propres, pour répondre aux exigences de solidité financière renforcées par Solvabilité II et permettre l’autofinancement des investissements, oblige désormais nos mutuelles à une inéluctable optimisation des coûts de fonctionnement. D’autant que cette préoccupation doit être une exigence permanente dans les structures de l’économie sociale et solidaire et ne peut trouver qu’un écho favorable chez nos adhérents.

 

 


Patrick Sagon



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