La Mutuelle Générale

Âge et diabète : adapter la prise en charge

27 juillet 2015

Article créé le 27 Juillet 2015

L’apparition d’un diabète est souvent associée au vieillissement. Les patients, souvent plus fragiles, doivent être pris en charge d’une manière spécifique. Il s’agit de préserver leur qualité de vie et de leur éviter des complications. Éclairage.

La moyenne d’âge des diabétiques est de 65 ans et 26 % des malades sont âgés de plus de 75 ans. Mais les conséquences de cette maladie sont surtout liées à l’état de santé général. Elles sont différentes en présence d’une bonne forme physique, d’une fragilisation par plusieurs pathologies ou d’une dépendance avec une prise en charge médicale et sociale lourde. Les personnes âgées sont pour la plupart atteintes du diabète de type 2, qui peut apparaître dès 40 ou 50 ans. La maladie se traduit par une présence élevée de sucre dans le sang, soit parce que le pancréas ne fabrique pas assez l’insuline qui permet de le convertir en énergie et en réserves, soit parce que l’insuline agit mal.

« Parmi les causes du diabète, explique le Pr Jean-Jacques Altman, chef du service diabétologie à l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, on distingue les facteurs évitables, comme la mauvaise hygiène alimentaire et le manque d’activité physique, et les facteurs inévitables que sont l’hérédité et le vieillissement. Avec l’âge, le pancréas s’affaiblit, il perd 1 à 2 % par an de sa capacité sécrétoire. » Le diabète est une maladie silencieuse. « Dans la majorité des cas, les signes sont inexistants, poursuit le diabétologue. Et quand surviennent des symptômes comme une envie importante d’uriner, une grande soif ou un amaigrissement, souvent les sujets âgés se plaignent moins. »

En quelques minutes

L’analyse sanguine de la glycémie est le principal moyen de détecter un diabète. Elle doit être effectuée régulièrement à partir de 50 ans en cas de surpoids ou de parent diabétique. On pratique 20 millions de dosages par an en France. Certaines pharmacies réalisent gratuitement un dépistage en quelques minutes. Celui-ci est d’autant plus important qu’un diabète non soigné entraîne une usure de certains organes : les yeux, le coeur et le système cardiovasculaire, les reins.

La maladie évolue à un rythme très lent. « Les complications mettent dix ans pour débuter, vingt à trente ans pour être graves, explique le Pr Altman. Aussi, les objectifs thérapeutiques sont-ils différents selon l’âge du patient. On traite avec plus de rigueur une personne de 70 ans en pleine forme qu’une autre de 85 ans qui souffre de plusieurs pathologies graves. » À la première, on prescrit un régime alimentaire strict ; à la seconde, on n’interdit rien. « La personne âgée est plus menacée par la dénutrition que par des petits écarts diététiques de temps en temps, observe le spécialiste. Elle doit conserver le goût et le plaisir de manger. » De même, le traitement par comprimés ou injections doit s’adapter à l’état général du patient. « Si la personne est polymédicamentée, ce qui est fréquent après 70 ans, il faut donner les doses minimales, prévient-il. En cas de privations alimentaires excessives et de médicaments trop forts, le diabétique risque l’hypoglycémie, le désucrage brutal du sang, assez redoutable chez les personnes âgées, voire un coma hypoglycémique qui peut entraîner des lésions cérébrales et cardiaques. »

Activité physique quotidienne

Le traitement d’un diabète débutant repose sur des règles hygiéno-diététiques modérées avec une modification des habitudes alimentaires et, dans la mesure du possible, une activité physique quotidienne. « Dans l’effort, les muscles consomment du glucose, ce qui contribue à équilibrer la glycémie d’une manière efficace », rappelle le Pr Altman.

Les comprimés sont efficaces longtemps. Mais après une ou plusieurs décennies de diabète de type 2, il faut le plus souvent passer aux injections, car le pancréas a cessé de fonctionner. « Les personnes âgées apprennent sans difficulté à manier l’insuline et à se faire la piqûre elles-mêmes, constate le médecin. Ces injections n’altèrent pas leur qualité de vie. » Un suivi médical régulier du diabétique âgé s’impose. Une fois par an, il doit faire contrôler ses yeux, son coeur, ses reins et ses pieds. Deux prises de sang annuelles pour vérifier l’hémoglobine glyquée suffisent. En cas de décisions thérapeutiques importantes, de complications ou de passage aux injections d’insuline, mieux vaut consulter un diabétologue. Enfin, il est important de se faire vacciner contre la grippe, plus grave chez le diabétique.

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