Hygiène de la maison : ces erreurs que nous faisons tous
Sols, éponges, sacs de courses, four à micro-ondes… Un microbiologiste passe au crible les idées reçues sur l’hygiène de la maison.
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Avec le concours de Sylvie Bonin-Guillaume, professeure de gériatrie au CHU de Marseille et présidente de la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG).
Pour préserver sa sécurité et son confort, le logement doit évoluer avec l’âge. Un environnement mal adapté augmente le risque de chute, avec parfois des conséquences durables sur l’autonomie.
Quelques aménagements simples permettent de sécuriser le quotidien :
• Installer des barres d’appui dans la salle de bains et près des toilettes.
• Prévoir une veilleuse pour la nuit.
• Dégager les passages.
• Fixer les tapis.
• Etc.
Dans une maison à étages, il peut aussi être judicieux d’envisager l’installation d’une chambre au rez-de-chaussée.
Enfin, lorsque des travaux plus importants s’imposent – remplacer une baignoire par une douche de plain-pied, par exemple –, des aides financières existent, comme MaPrimeAdapt’.
L’activité physique est indispensable pour entretenir la force musculaire, l’équilibre et la mobilité. Marche, jardinage, aquagym, danse ou gymnastique douce : toutes les activités sont bénéfiques, pourvu qu’elles restent « plaisantes et non pas forcées », insiste Sylvie Bonin-Guillaume.
L’essentiel est d’éviter la sédentarité : une sortie quotidienne, même courte, pour faire une course ou simplement prendre l’air, contribue déjà à maintenir ses capacités physiques, mais aussi cognitives.
Avec l’âge, le principal risque n’est pas de manger « trop gras, trop sucré ou trop salé », mais de ne plus manger suffisamment, notamment lorsque l’appétit diminue ou que les repas sont pris seul.
« L’alimentation doit rester un plaisir », rappelle la gériatre. L’idéal est de privilégier des repas variés et appétissants, suffisamment riches en protéines, et d’éviter les régimes trop stricts, qui favorisent la dénutrition.
Vieillir chez soi ne doit pas conduire à vivre isolé. Maintenir des contacts réguliers avec ses proches, participer à des activités culturelles, associatives ou de loisirs contribue au bien-être et stimule les capacités intellectuelles.
« Il faut que ce soient des relations agréables », précise Sylvie Bonin-Guillaume. L’objectif n’est pas de multiplier les obligations sociales, mais de cultiver des liens choisis, qui donnent envie d’échanger, de sortir et de rester actif.
« Surveiller sa santé, souligne Sylvie Bonin-Guillaume c’est prévenir le risque de dépendance » et favoriser le maintien à domicile.
Des bilans médicaux réguliers permettent de dépister et de prendre en charge précocement certaines pathologies, telles que l’hypertension, le diabète ou des maladies ophtalmologiques.
Ces consultations sont aussi l’occasion de vérifier que les vaccins sont à jour, notamment contre la grippe, le pneumocoque ou le zona.
Enfin, il est important de faire contrôler régulièrement sa vue et son audition. Une baisse auditive non corrigée peut en effet favoriser le repli social et le déclin cognitif.
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