Le vrai coût de la santé en France
Grâce à l’Assurance maladie et aux mutuelles, se soigner paraît presque gratuit en France. Pourtant, la santé a un coût, assumé collectivement. Découvrez qui paie quoi.
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En période de canicule, le corps s’adapte pour éviter la surchauffe. Mais certains médicaments peuvent perturber ces mécanismes naturels et augmenter les risques de déshydratation, de malaise ou de coup de chaleur.
Exposé à des températures élevées, l’organisme active différents mécanismes pour maintenir la température corporelle autour de 37°C.
Les vaisseaux situés sous la peau se dilatent (vasodilatation) : le flux sanguin augmente et favorise la dissipation de la chaleur. Les glandes sudoripares, de leur côté, produisent de la sueur afin d’évacuer la chaleur par évaporation. C’est ce qu’on appelle la thermorégulation.
Problème : certains médicaments peuvent « altérer l’adaptation de l’organisme à la chaleur » et augmenter les risques de complications, souligne l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Ils sont de plusieurs ordres.
Différents médicaments, en accentuant les pertes en eau et parfois en sels minéraux, peuvent favoriser la déshydratation. Par exemple :
• Les diurétiques.
• Les laxatifs.
• Certains antiépileptiques…
En cas de déshydratation, d’autres peuvent altérer la fonction rénale (ibuprofène, aspirine à dose antalgique) ou être moins bien éliminés par les reins. Ils vont alors s’accumuler dans l’organisme, avec un risque de surdosage. C’est le cas du lithium, notamment.
Certains traitements antihypertenseurs peuvent, par ailleurs, favoriser les malaises, la chaleur entraînant déjà une baisse de la pression artérielle en raison de la vasodilatation qu’elle entraîne.
Enfin, plusieurs classes de médicaments (neuroleptiques, antimigraineux, antidouleurs puissants, etc.) peuvent perturber les mécanismes de thermorégulation – réduire la transpiration, par exemple –, augmentant ainsi le risque de coup de chaleur.
Si vous suivez un traitement pour une maladie chronique ou prenez un nouveau médicament, l’ANSM recommande de vérifier « avec votre médecin, votre pharmacien ou tout autre professionnel de santé si votre traitement demande une surveillance particulière ou une modification – de dosage, par exemple – en cas de forte chaleur. »
Dans tous les cas, ne modifiez ou n’interrompez jamais votre traitement sans avis médical. Hydratez-vous régulièrement, restez attentif à tout symptôme inhabituel (fatigue intense, vertiges, confusion…) et évitez l’automédication.
Grâce à l’Assurance maladie et aux mutuelles, se soigner paraît presque gratuit en France. Pourtant, la santé a un coût, assumé collectivement. Découvrez qui paie quoi.
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