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Faut-il vraiment forcer vos enfants à manger des légumes ?

Faut-il vraiment forcer vos enfants à manger des légumes ?

La réponse est non, évidemment. Car il ne faut jamais forcer un enfant à manger  quoi que ce soit pour diverses raisons. Mais, tout comme les adultes, un enfant a besoin de légumes. Comment gérer quand il renâcle sur ceux-ci ?

Enfants : ne les forcez jamais à manger

Quoi que ce soit.

Nous sommes heureusement dotés d'un système de régulation situé dans notre cerveau, très sophistiqué, qui assure  notre équilibre alimentaire et la stabilité de notre poids.

C'est comme un logiciel : il enregistre tout ce que nous mangeons et lorsque nous avons avalé ce dont nous avons besoin, il envoie des signaux de satiété qui ôtent toute envie de manger. Lorsqu'un bébé est nourri au sein, il s'arrête spontanément de téter quand il est rassasié.

En forçant un enfant à terminer un biberon et plus tard une assiette, vous faites bugger ce système  en brouillant les signaux de satiété. Vous l'obligez à manger au-delà de ses besoins. Vous allez ainsi déséquilibrer son alimentation en prenant le grand risque qu'il devienne trop gros.

A lire aussi : Astuces pour faire manger des fruits et des légumes à votre enfant 

Enfants et goût pour les légumes

Les saveurs des légumes s'installent très tôt dans le cerveau d'un enfant : dès les premières purées lors de sa diversification alimentaire.

Lorsque celle-ci est bien menée, en introduisant peu à peu les différents légumes, en commençant par les plus doux, l'enfant y prend goût, même si parfois il renâcle la première fois sur une saveur qui le surprend.

S'il recrachouille une purée de poireau trop forte, on n'insiste pas, on attend quelques jours et on lui donne plus tard du poireau mélangé avec de la purée de pomme de terre qui adoucit la saveur. Ca marche à tous les coups !

La texture joue aussi. Jusqu'à 8 mois, toutes les purées de légumes doivent être bien lisses. Un tout petit n'est capable de mâchouiller qu'à partir de 9 mois.

Les légumes s'introduisent dans l‘alimentation d'un enfant les uns après les autres jusqu'à 18 mois, en terminant par ceux à goût très fort et/ou très riches en fibres.

A 2 ans, rares sont les enfants qui renâclent sur les légumes.  Mais, comme tout un chacun, ils ont des préférences et ils peuvent en détester certains.

A lire aussi : 10 nouveaux trucs pour mettre plus de légumes à votre menu 

Enfants et envie de légumes

Bien souvent, les choses se gâtent ensuite.

Les enfants, car ils ont un grand besoin d'énergie, sont spontanément attirés par les aliments qui leur en apportent le plus : pâtes, patates, pain, produits sucrés. C'est normal, physiologique.

Quand le vôtre est rassasié par ces produits, il est aussi normal qu'il n'ait pas vraiment envie de la fondue de poireaux que vous avez mise au menu.

Et si vous l'attablez devant des carottes râpées alors qu'il revient du foot et crève de faim, il est tout à fait logique qu'il torde le nez et réclame des pâtes ou se gave de pain.

Si vous le forcez à manger quand même poireaux ou carottes râpées, il y a de grandes chances qu'il les prenne en grippe.

De là à en déduire que votre enfant n'aime pas les poireaux ou les carottes râpées ou les légumes en général, il y a un pas qu'il ne faut surtout pas franchir !

Il s'agit de les mettre au menu dans le bon timing et de ne pas soulever de conflit.

Il s'agit aussi de veiller à ce que, avant de passer à table, votre cher petit n'a pas eu un flirt poussé avec un paquet de sucreries quelconques et/ou n'a pas descendu une cannette de soda. Faim coupée par cet afflux de sucre, aucune chance pour qu'il s'extasie sur votre tombée d'épinards à l'ail ! 

Enfants : ont-ils vraiment besoin de légumes ?

Même s'ils ont avant tout un appétit pour les produits riches en énergie, les enfants ont aussi besoin de légumes.

Non seulement à cause des vitamines et des sels minéraux qu'ils apportent, mais aussi et surtout à cause de leurs fibres et de toutes leurs molécules antioxydantes et protectrices.

Faute de suffisamment de légumes, votre enfant, sauf s'il mange vraiment beaucoup de fruits et des céréales complètes, risque fort d'être un constipé permanent. Ce qui risque aussi de le rendre grincheux, de retentir sur sa forme, son état général.

Quant aux antioxydants, il n'est jamais trop tôt pour que son alimentation le protège des cancers, maladies cardiovasculaires et autres saletés du même acabit.

C'est dans la panoplie des légumes que se trouve toute la gamme des différents antioxydants dont la protection ne fait plus aucun doute : elle a été largement démontré par des centaines d'études.

Protéger un enfant de 5,10 ou 15 ans de maladies de « vieux » ne vient pas forcément à l'esprit. Mais si jamais vous devenez une très vieille dame et que vous devez enterrer celui qui est toujours votre bébé car il est mort d'un infarctus à 50 ans, vous regretterez probablement de n'avoir pas su l'en protéger.  

À la soupe !

On n'a pas encore trouvé mieux que les soupes pour faire consommer des légumes aux enfants (et aux adultes !).

Elles ont tous les mérites : rassembler une belle quantité de ces produits, les mélanger pour noyer la saveur forte et parfois mal aimée de certains, se manger à la cuillère ou dans un bol, comme une bouillie, ne jamais ou presque se ressembler, s'enjoliver individuellement avec du lait, des épices, des fruits secs, tout ce que l'on veut, et les enfants adorent ça.

Si la soupe quotidienne (chaude ou froide) est de rigueur pour démarrer les dîners familiaux, vous n'avez vraiment plus de souci à vous faire. Le ou les trésors de votre vie auront leur quota de légumes. A condition que vous variez ces soupes : si c'est poireau - pommes de terre tous les jours, ça risque de ne pas marcher.

Gratins savoureux, crudités pas obligatoires

Les gratins ont aussi bien des qualités.

La sauce, béchamel, crème, tomate ou autre, qui enrobe les légumes atténue leur goût quand il est fort et rédhibitoire. Ceux-ci sont toujours bien cuits et faciles à mâcher.

Comme pour les soupes, rien n'empêche que chacun y ajoute, dans son assiette, sa fantaisie personnelle. Si votre Arthur a décidé de noyer son gratin de ketchup, mettez de côté votre amour-propre de cuisinière.  

Pensez aussi aux clafoutis !

Les sacro-saintes crudités censées satisfaire les besoins en vitamine C ne sont pas obligatoires quand un enfant ne les aime pas, ce qui est son droit, après tout.

Il en reste quand même dans les légumes cuits, surtout si vous cuisez rapidement vos soupes à l'autocuiseur.

Compensez avec des fruits (en salade et avec du jus d'orange frais : on en mange plus et plus facilement), des coulis dans les yaourts, le fromage blanc et sur les glaces, du jus de fruit frais pressé au goûter. Arrosez tout ce que vous pouvez avec du jus de citron.

Pâtes et pizzas salvatrices

Les pâtes et les pizzas sont un bon moyen de tromper l'ennemi !

Dans les unes et les autres, vous pouvez mettre des légumes, en morceaux ou en coulis. A vous de faire marcher votre imagination.

Mais vous pouvez aussi cuisiner des légumes sucrés. En gâteau (potiron, carottes), en tartes. Inspirez-vous ici  et/ou chargez l'e-book de Julie Andrieu : « Les insolites de Julie : 30 recettes de desserts aux légumes ». Pour 2,99 €, vous aurez 30 chances de régaler vos enfants avec des légumes !

Vous n'aurez plus besoin de forcer vos enfants à en manger !
Source :

Paule Neyrat, Diététicienne Nutritionniste

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