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Toux du nourrisson, halte aux idées reçues !

Toux du nourrisson, halte aux idées reçues !

La toux, c'est comme la fièvre. Au même titre que l'organisme lutte contre les infections grâce à la fièvre, la toux aigüe est un réflexe naturel de défense contre les sécrétions nasales et bronchiques. Alors cessons de vouloir la stopper à tous prix. D'ailleurs, antitussifs et autres mucolytiques sont désormais interdits aux moins de 2 ans, et probablement bientôt chez le grand enfant aussi.

Dédramatiser la toux du nourrisson !

Tousser, c'est comme une petite séance de kinésithérapie respiratoire naturelle : cela permet l'évacuation des sécrétions bronchiques et nasales (le mucus) qui tombent dans l'arrière-gorge. Les quintes de toux sont très fréquentes, surtout avant l'âge de trois ans et sont le plus souvent le témoin d'une banale infection des voies respiratoires. Elles surviennent surtout pendant la saison hivernale mais elles peuvent se manifester toute l'année. Les virus en cause investissent les cellules du nez puis des bronches et peuvent provoquer rhinopharyngite, coryza, bronchite, rhume et bronchiolite.

Toux du nourrisson : oublier le réflexe antitussif

Vouloir un médicament est une attitude bien compréhensible des parents anxieux devant les fréquentes quintes de toux de leur enfant. Pour autant, le réflexe « antitussif » est contre-productif. En effet, depuis 2010, tous les expectorants qui diminuent la viscosité des sécrétions (contenant de l'acétylcystéine ou de la carbocistéine) ou qui les fluidifient (benzoate de méglumine) ainsi que l'hélicidine sont proscrits chez les moins de deux ans pour une toux aiguë, en raison du risque d'accentuer l'encombrement bronchique et de leur absence d'efficacité.

Dr Ania Carsin, pneumo-pédiatre (Marseille) : « Si l'on prend un antitussif qui arrête la toux, les sécrétions ne seront plus évacuées, d'où un risque d'infection (bronchite, bronchiolite). Quant aux mucolytiques, le petit enfant n'ayant pas un mécanisme de toux suffisamment important pour les évacuer, elles vont s'accumuler dans les bronches. »

Les pédiatres souhaitent étendre leur contre-indication jusqu'à l'âge de 6 ans car ces inconvénients valent aussi pour le grand enfant.

Comment soulager la toux du petit enfant ?

La bonne attitude est de traiter la cause de la toux, la plupart du temps ce sont des rhinites et les rhinopharyngites :


  • Le premier des traitements est de laver le nez à la pipette avec du sérum physiologique pour enlever les sécrétions (désobstruction rhinopharyngée,) l'idéal avant les repas et le coucher.

  • Seconde priorité : bannir le tabac des lieux de vie de l'enfant : ni dans les pièces, ni dans l'habitacle de la voiture, ni même à la fenêtre. Le tabac reste dans les murs et les meubles pendant 6 semaines !

  • L'hydratation de l'enfant est primordiale car l'état de fièvre déshydrate. L'eau calme aussi l'irritation, comme le miel. Ce dernier est cependant déconseillé avant l'âge de 1 an, par crainte de botulisme.

  • Eventuellement, incliner le matelas de l'enfant d'environ 30° peut le soulager.

  • Ne pas trop chauffer la chambre, une température de 18° est préférable. 

Dr Ania Carsin : « Si la toux s'accompagne de fièvre, mais que celle-ci est bien vécue, pas de raison de la faire baisser, l'organisme est en train de livrer bataille contre l'infection. Si la fièvre est difficile à supporter, du paracétamol -un antipyrétique (contre la fièvre)- peut la soulager ainsi que la douleur d'irritation engendrée par la toux. Surtout pas d'anti-inflammatoires sans diagnostic médical. Ils feraient flamber une infection potentielle en affaiblissant l'inflammation qui est aussi un moyen de défense de l'organisme. A la rigueur, si l'irritation due à la toux est trop douloureuse pour la prise de biberons, du paracétamol peut adoucir la gorge. »

Rappel : les infections des voies respiratoires (rhume, rhinite, bronchite, bronchiolite) sont dues à des virus, les antibiotiques sont donc inefficaces dans ces maladies.

6 indices qui doivent faire consulter devant une toux du nourrisson


  • Devant une toux brutale, l'enfant peut avoir ingéré un corps étranger.

  • Lorsque le nourrisson continue à avoir du mal à respirer en dépit de lavages de nez efficaces. L'enfant présente des « signes de lutte », avec les muscles du cou tendus.

  • Si la toux s'accompagne d'une fièvre qui laisse l'enfant apathique, douloureux, amorphe comme en cas d'otite ou de pneumonie. Mais aussi si la fièvre dure plus de deux-trois jours avec des signes d'infection respiratoire (respirations rapide, mouvement anormaux des côtes lors de la respiration) ou des difficultés d'alimentation (concrètement lorsqu'il mange moins de la moitié de sa ration alimentaire quotidienne).

  • L'éventualité d'une pneumonie: ne pas se précipiter tout de suite chez le médecin devant une toux, la radiographie des poumons peut être normale au départ et les signes de pneumonies peuvent apparaître  deux jours plus tard.

  • Si la toux s'accompagne de sifflements à l'inspiration (signe d'une laryngite) ou à l'expiration (signe d'une bronchiolite).

  • Un épisode d'infection virale dure environ trois à quatre jours, mais la toux peut persister 10 à 15 jours après, sans inquiétude. Une toux de plus de trois semaines doit faire consulter. Cela n'aboutira généralement pas à une prescription mais permettra au médecin d'éliminer d'autres causes de toux (coqueluche, reflux gastro-oesophagien, asthme, anomalies cardiaques etc).
Source :

Hélène Joubert journaliste scientifique

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