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Comment améliorer l’environnement de travail ?

17 Juillet 2019

Pouvoir bien travailler et préserver sa santé est lié, en partie, à la mise à disposition de cadres non seulement matériels mais également immatériels adaptés aux activités du travailleur. Or, souvent, ces conditions ne sont pas réunies. C’est pourquoi, la recherche de solutions passe par la résolution de problèmes techniques et organisationnels mais aussi par la reconnaissance du travail et de difficultés courantes rencontrées dans sa réalisation. Face aux nouvelles exigences du travail, comment concilier santé et bien-être au travail, deux aspects fortement liés ?

Préserver sa santé physique au travail

L'environnement de travail est un domaine par trop négligé, en particulier pour prévenir des troubles musculaires et squelettiques (TMS), première cause de dégradation sanitaire liée au travail*. Les TMS des membres supérieurs et inférieurs sont des troubles de l'appareil locomoteur pour lesquels l'activité professionnelle peut jouer un rôle dans la genèse, le maintien ou l'aggravation. Ils affectent principalement les muscles, les tendons et les nerfs au niveau du cou, des épaules et des poignets. Une enquête européenne sur les conditions de travail montrait qu'en 2015, les maux de dos (44 %) et les douleurs musculaires du cou et des membres supérieurs (42 %) représentaient les deux premiers problèmes de santé dont avaient souffert les travailleurs au cours des 12 mois précédents**. Les douleurs musculaires des membres inférieurs concernaient 30 % d’entre eux.
Des mesures de prévention peuvent être mises en place, qui permettent non seulement de réduire le risque de TMS mais améliorent la qualité de vie au travail ainsi que la qualité du travail réalisé. Il s’agit de limiter les gestes effectués avec les bras au-dessus des épaules, les mouvements de torsion du poignet, du tronc, la flexion et l'extension du coude ainsi que la répétition fréquente du même geste qui fait appel aux mêmes groupes de muscles et d'articulations. Le travail statique doit être évité au maximum, les vibrations et chocs mécaniques ou électriques limités. L’arrêt, lorsqu’il est possible, des activités de force, répétitives ou posturales à l’origine des douleurs permet une amélioration importante des TMS. Par ailleurs, il faut savoir que les contraintes psychosociales et organisationnelles aggravent ces troubles.

De manière globale, dans la prévention de troubles physiques liés ou non à un réel handicap, suite à l’étude relative aux moyens techniques et organisationnels pour réduire l’écart entre le poste tel qu’il existe et les capacités et/ou le bien-être de l’employé, plusieurs solutions peuvent être adoptées : améliorer l’éclairage, mettre à disposition un siège ergonomique, un écran grand format ou une table télescopique, adapter une technique pour limiter les contraintes posturales, modifier un rythme de travail pour minimiser les gestes et les postures difficiles, insonoriser un espace de travail, mettre en place un temps partiel (thérapeutique ou non) ou une activité de télétravail, aménager des pauses, installer un nouveau matériel, changer le véhicule de l’employé, supprimer le travail en hauteur, etc.

Préserver la qualité de vie au travail et donc sa santé psychologique et physique

Selon l’Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact), la qualité́ de vie au travail se définit par la qualité des relations sociales et de travail dont font partie la reconnaissance du travail, le respect, l’écoute, l’information, le dialogue social et la participation aux décisions. La qualité du contenu du travail (autonomie, variété des tâches, degré de responsabilité) joue également, tout comme la qualité de l’environnement physique (sécurité, ambiances physiques dont l’aménagement d’espaces de travail clairs et une ouverture vers l’extérieur etc.). La qualité de l’organisation du travail est primordiale et englobe la qualité de la prescription, la capacité d’appui de l’organisation dans la résolution des dysfonctionnements, les démarches de progrès et la réduction de la pénibilité ou encore l’anticipation de la charge de travail... Les possibilités de réalisation et de développement professionnels ne sont pas non plus à sous-estimer. Enfin, les possibilités de conciliation entre vie professionnelle et vie privée sont essentielles (rythmes et horaires de travail, accès aux services, transports et garde des enfants).

L’entreprise doit être un espace de travail agréable et convivial dans lequel les collaborateurs se sentent écoutés et dont les besoins sont pris en compte. Plus simplement, c’est la volonté de « prendre soin » des salariés, de réduire le stress et les facteurs de pénibilité et ainsi de diminuer l’absentéisme. Ce sont des solutions globales, couplées à d’autres envisagées au « cas-par-cas ». A ce titre, l’Observatoire Actinéo*** 2017 dans un baromètre sur la qualité de vie au travail constatait que 57 % des répondants préféraient travailler sur un poste attribué et dans un bureau fermé, et 55 % souhaitaient choisir plus librement l’aménagement de leur temps de travail.

Hélène Joubert, journaliste.

Références :
* http://www.inrs.fr/risques/tms-troubles-musculosquelettiques/ce-qu-il-faut-retenir.html
** https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/tms/comprendre-troubles-musculosquelettiques
*** http://www.actineo.fr

Pour en savoir plus :

Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail :
https://www.anact.fr/ameliorer-lenvironnement-de-travail

Santé au travail : vers une meilleure prise en compte de la poly-exposition (Anses) :
https://www.anses.fr/fr/content/santé-au-travail-vers-une-meilleure-prise-en-compte-de-la-poly-exposition-0

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