La Mutuelle Générale

Un ensemble d'offres santé et de services placés sous le signe de l'efficacité

Professionnel
  • Imprimer

Santé et sécurité des salariés, la crise sanitaire oblige les entreprises à concrètement s’engager

29 mai 2020

Un rappel violent de la responsabilité des dirigeants vis-à-vis de la santé de leurs salariés

En effet, ceux-ci sont considérés comme responsables pénalement de tout manquement aux règles d’hygiène et de sécurité dans l’entreprise. Si un manquement va jusqu’à créer un grave danger voire des blessures ou la mort et « s’il est établi qu’il n'a pas accompli les diligences normales compte tenu, le cas échéant, de la nature de ses missions ou de ses fonctions, de ses compétences ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait », il peut être, comme la société qu’il dirige, poursuivi selon la loi du 10 juillet 2000 dite « Fauchon ». Aussi, un « Protocole national de déconfinement pour les entreprises » publié sur son site, est venu préciser le 3 mai les recommandations de sécurité sanitaire du ministère du Travail et une note précise que lorsqu’elles sont respectées, alors l'employeur « ne devrait pas » encourir de sanction pénale, « sous réserve de l'appréciation souveraine des juges ».

Les grands moyens pour la sécurité sanitaire en entreprise

Alors les entreprises ont fait ce qu’il faut, en termes de désinfection, de protection : signalétique au sol voire plexiglas pour respect de la distanciation, dotation des salariés de gel hydroalcoolique, de masques et de lunettes mais aussi, de contrôle du respect des gestes barrière. Mais la réduction du risque de contamination passe également par la réorganisation : « rotations » des salariés, maintien du télétravail et la formation aux consignes sanitaires. Dans les commerces, les sens de circulation, l’occupation de l’espace ont dû être revus.

Le télétravail en pleine expansion

Les adeptes de cette façon de travailler à distance évoquent l’intérêt de la réduction de la consommation d'énergies et des surfaces des locaux dans les entreprises, du temps, de la fatigue et des coûts liés au transport pour les collaborateurs, l’intérêt sur la productivité et la satisfaction d’une meilleure adaptation aux rythmes biologiques, d’une moindre promiscuité facteur de déconcentration. Les experts de France Stratégie s'interrogent sur « la possibilité de maintenir un collectif à distance et un dialogue social dématérialisé ». Enfin, cette pratique renvoie à des enjeux sociaux comme la nécessité de jouir des conditions familiales et matérielles qui permettent un télétravail dans de bonnes conditions et bien sûr au-delà de la possibilité de télétravailler : 46 % des catégories sociales supérieures ont pu travailler de chez elles mais seulement 18 % des personnes occupant des emplois moins qualifiés.
Découvrez également notre article sur le sujet dans le cadre de la SQVT 2020 et des enquêtes réalisées pendant et au sortir du déconfinement

Les lieux de travail remis en question

Certains voient se profiler la remise en cause des open-spaces, pour des raisons sanitaires, du fait de l’extension du télétravail mais également pour répondre aux inconvénients déjà connus de la promiscuité et du bruit, anticipent le développement du « bureau flex » et sa multiplicité des lieux de travail au sein et hors de l’entreprise, en fonction des usages. Cette modalité impose cependant une désinfection entre deux usages. Pour les mêmes raisons, la disparition des espaces de coworking qui ont fleuri dans les grands centres urbains est envisagée. Dans l’industrie, les questions de communication entre salariés dans le cadre des mesures barrières et dans le bruit concentrent les attentions. Dans les commerces, la juste distanciation avec les clients est souvent facteur de stress et favorise les remises en question en termes de sens de circulation, de mix de distribution en ligne et in situ.

Envoyer cet article à un(e) ami(e)

caractères restants
* Champs obligatoires
L'article a bien été envoyé à : .
Fermer
Fermer
Partagez cet article avec vos proches
Posez vos questions à nos experts
Vous souhaitez en savoir plus sur nos offres ?
Contacter un conseiller au 3035 (service & appel gratuits)
Du lundi au vendredi
de 9h à 18h
Vous êtes adhérent ?
Statutaires Adhérents statutaires contactez le 09 69 39 39 39 (appel non surtaxé)
itineo et monchoix.santé Adhérents itineo et monchoix.santé contactez le 0 969 363 373 (appel non surtaxé)
Salariés de droit privé La Poste Adhérents salariés de droit privé La Poste contactez le 09 69 392 393 (appel non surtaxé)
Fonctionnaires actifs La Poste Adhérents fonctionnaires actifs La Poste contactez le 09 69 39 30 30 (appel non surtaxé)
Salarié de droit privé Orange Adhérents salarié de droit privé Orange contactez le 0 969 397 497 (appel non surtaxé)
Fonctionnaires actifs Orange Adhérents fonctionnaires actifs Orange contactez le 09 69 32 23 25 (appel non surtaxé)
×
×
×