Bien préparer sa retraite : changer de mutuelle à la retraite ?

7 juin 2021
seniors

 

 

Parmi les formalités à remplir à l’approche de la retraite, il est important de réviser le niveau et les critères de sa protection santé, en passant le plus souvent des contrats standardisés d’entreprise à du « sur-mesure ». En effet, la mutuelle santé d’entreprise peut s’avérer n’être plus adaptée du fait de l’avancée en âge.

 

 

Repenser sa protection santé au moment de la retraite

Tout employeur du secteur privé (entreprise et association) a l’obligation de proposer une couverture complémentaire santé collective à ses salariés, à l’exception de ceux qui en ont déjà une. La participation financière de l’employeur doit être au moins égale à 50 % de la cotisation même si elle est supérieure à la cotisation minimale ; le reste étant à la charge du salarié. Le contrat doit respecter un socle de garanties minimales (panier de soins minimum).

La loi Evin permet la « portabilité » de la mutuelle aux anciens salariés, c’est-à-dire qu’ils peuvent conserver la mutuelle santé collective dont ils bénéficiaient avec leur entreprise. Mais au moment de quitter l’entreprise et de prendre sa retraite, conserver sa mutuelle d’entreprise mérite réflexion : cela représente un coût supplémentaire pour le bénéficiaire. En effet, l’assureur se doit de proposer un contrat avec des garanties équivalentes, sans majorer la cotisation de plus de 50 %. Mais en réalité, le surcoût peut être considérable pour l’individu puisque l’entreprise ne participe plus au financement de celle-ci.

 

Le plafonnement progressif des tarifs est échelonné sur 3 ans :

  • 1ère année : tarifs égaux à ceux des actifs,
  • 2e année : supérieurs de 25 % au maximum,
  • 3e année : 50 % au maximum.

Parmi la plupart des assurés de 60 ans ou plus ayant atteint l’âge de la retraite , seule une faible partie d’entre eux (12 %) bénéficient d’une couverture collective*. De plus, malgré des besoins en santé plus importants, les assurés de 60 ans ou plus ont des garanties globalement moins élevées que ceux âgés de 25 à 59 ans.

 

A la retraite, les besoins changent !

Le panier de soins minimal (contrat responsable proposé par l’entreprise) doit proposer certaines garanties. Néanmoins, à l’âge de prendre sa retraite, de nombreux contrats d’entreprise incluent des garanties devenues inutiles, en particulier les remboursements spécifiques aux enfants. A l’inverse, des garanties supplémentaires deviennent indispensables, en fonction des pathologies éventuelles ou des besoins spécifiques du jeune retraité (optique, prothèses dentaires, hospitalisation, frais de radiologie, audioprothèses…).

Les taux de remboursement méritent également d’être examinés (pharmacie, consultation de généralistes et de spécialistes en cas de maladie chronique, surtout si les professionnels consultés pratiquent des dépassements d’honoraires, etc.). Des services complémentaires peuvent être bienvenus (assistance à domicile, programme de prévention, ostéopathie, cures thermales, soins de podologie, réflexologie, acupuncture…). Tout en sachant que les besoins à 60, 70 et 80 ans diffèreront et qu’il sera toujours possible d’adapter le contrat et les taux de remboursements à chaque étape.

 

Bon à savoir : l’aide de l’État

Depuis le 1er novembre 2019, la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’aide au paiement d'une complémentaire santé (ACS) ont évolué pour devenir la Complémentaire santé solidaire. C’est une aide pour payer les dépenses de santé si les ressources sont modestes. Selon les ressources, elle ne coûte rien ou moins d’un euro par jour et par personne.

La "bonne" complémentaire santé est celle qui répond et répondra au plus juste à vos besoins propres et aux besoins de ceux que vous voulez protéger. L'aide des professionnels de La Mutuelle Générale se révèle précieuse pour définir la formule la mieux adaptée, pour aujourd’hui… et pour demain. Sans toutefois perdre de vue qu’un contrat n’est jamais définitif et reste toujours modulable.

 

Je souhaite être contacté(e) par un conseiller de La Mutuelle Générale

Hélène Joubert, journaliste

* La complémentaire santé, Acteurs, bénéficiaires, garanties, DRESS édition 2016