Dépression saisonnière : lumière sur un mal hivernal méconnu
La dépression saisonnière est-elle une vraie maladie ? Symptômes, traitements et idées reçues : les réponses d’un psychiatre sous forme de vrai/faux.
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La céphalée de tension se manifeste par une douleur diffuse qui touche généralement les deux côtés de la tête, d’intensité légère à modérée. Le patient a une sensation de « serrement » ou de « pression », comme si sa tête était prise dans un étau. À l’inverse, le siège de la migraine est unilatéral et son intensité peut être sévère. La douleur est souvent pulsatile, comme si le cœur battait dans la tête, et toujours aggravée par l’effort physique (contrairement à la céphalée de tension). Elle est associée à d’autres symptômes : troubles digestifs (nausées, vomissements) et intolérance au bruit et/ou à la lumière.
Courante (25 % des Français sont concernés) et peu spécifique, la céphalée de tension peut, en effet, être l’indice d’une pathologie plus grave, vasculaire ou tumorale, par exemple. Tout signe qui diffère des symptômes habituels doit amener à consulter, même chez un patient migraineux qui peut aussi avoir des céphalées de tension. En outre, il est courant qu’une céphalée de tension soit associée à une migraine. Un traitement spécifique pourra alors être mis en place pour prendre en charge la migraine.
À l’origine des céphalées de tension ponctuelles : les mauvaises postures, des contractures musculaires au niveau de la colonne vertébrale, le manque de sommeil, une mauvaise hydratation, le surpoids ou encore le stress (physique ou psychologique). Les céphalées de tension chroniques (3,5 % de la population) ont, quant à elles, davantage à voir avec un dysfonctionnement du système de contrôle de la douleur, en association généralement avec un terrain anxieux ou anxio-dépressif.
L’exercice est bénéfique contre toutes les céphalées de tension, épisodiques ou chroniques. Il réduit la fréquence des maux de tête, permet de réguler le poids, favorise un bon sommeil et, par son action directe sur le cerveau, entraîne une sensation de bien-être (contre l’anxiété) et contribue à la sécrétion d’une hormone appelée endorphine, qui atténue la douleur.
Chez certains patients qui ont des céphalées ou des migraines, les antalgiques peuvent avoir un effet pervers « d’auto-entraînement ». Plus ils en prennent, plus ils développent des maux de tête. Pour éviter ces céphalées dites « par avis médicamenteux », il est conseillé de ne pas dépasser deux jours de traitement de crise par semaine. Pour une céphalée simple, sans lendemain, préférez un antiinflammatoire (ibuprofène ou aspirine) à un médicament à base de codéine.
AVEC LE CONCOURS DU DOCTEUR ANNE DONNET,
Neurologue au CHU de la Timone (Marseille)
Pour en savoir plus : Société française d’études des migraines et céphalées : sfemc.fr
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