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Don d’organes, pensez à communiquer vos choix

5 février 2020

 

« C’est dramatique ». Ce commentaire sans appel est signé de Marie-Claire Paulet, la présidente de la Fédération des associations pour le don d’organes et de tissus humains (France Adot). De fait, l’année 2018 a enregistré une forte chute du don d’organes, avec 5 805 greffes réalisées contre 6 105 en 2017, selon l’Agence de la biomédecine. Pourquoi est-il important de faire connaître sa décision ? Qui peut donner ? On fait le point.

Tout le monde est un donneur potentiel


VRAI : La loi du 22 novembre 1976 relative aux prélèvements d’organes et de tissus fait de chacun d’entre nous un donneur présumé, à moins de s’y être opposé de son vivant. Il n’existe pas de registre du « oui ». Ce consentement présumé a été réaffirmé dans l’amendement du 1er janvier 2017. Mais seuls 24 % des Français connaissent cette loi.

Pour signifier son refus, il faut envoyer un courrier postal


FAUX : Ça, c’était avant. Depuis 2017, il suffit de s’inscrire en ligne sur le registre national des refus géré par l’Agence de la biomédecine (www.registrenationaldesrefus.fr). Autre possibilité : exprimer son opposition à ses proches, par écrit ou par oral. En l’absence de document daté et signé par l’intéressé, une déclaration écrite des proches est nécessaire pour rendre ce refus légal sur le plan juridique.

Un refus peut être partiel


VRAI : En vous inscrivant sur le registre national des refus, vous pouvez préciser les organes et les tissus (os, ligaments, tendons, peau, cornée, artères, valves cardiaques...) que vous ne souhaitez pas donner. Et l’inscription sur ce registre est modifiable à tout moment.

La carte de donneur a une valeur juridique


FAUX : Elle peut toutefois donner une indication sur les volontés de son propriétaire et aider la famille, si celle-ci n’est pas au courant de son choix ou en cas de conflit entre ses proches. Très souvent, la question du don se pose dans des circonstances difficiles : décès brutal et inattendu, d’un côté, et urgence à prélever, de l’autre. Le seul moyen d’éviter un douloureux interrogatoire est d’en parler à son entourage de son vivant.

Il n’y a pas de limite d’âge pour donner


VRAI : Seul compte l’état des organes. Bien sûr, passé un certain âge, certains organes, comme le cœur, ne sont plus prélevés. En revanche, les reins et le foie peuvent être prélevés chez des personnes très âgées. La moyenne d’âge des donneurs est passée de 42 ans, en 2000, à 57 ans, en 2018. Les personnes de plus de 65 ans représentent près de 40 % des donneurs.

Les Français sont majoritairement défavorables au don


FAUX : Huit personnes sur dix se disent favorables au don d’organes et de tissus. Reste à passer de la déclaration d’intention à la décision, car donner, c’est sauver des vies. Et tout le monde peut, un jour, avoir besoin d’une greffe. En France, plus de 63 000 personnes vivent grâce à un organe greffé.

La greffe de rein est la plus fréquente


VRAI : En 2018, 3 567 greffes de rein, dont 541 à partir de donneurs vivants, ont été effectuées sur des malades souffrant d’insuffisance rénale chronique terminale. Le rein est l’organe pour lequel il y a le plus de patients en attente. Viennent ensuite les greffes de foie, de cœur, de poumons et de pancréas. En ce qui concerne les tissus, la greffe de cornée est la plus fréquente, avec 4 437 greffes réalisées en 2018, loin devant la greffe d’artère (539).

Près de 17 000 personnes attendent une greffe


VRAI : Un chiffre en constante hausse : en 2007, le nombre d’inscrits en liste d’attente était d'environ 7 300. Dans le même temps, le nombre de décès de personnes inscrites sur la liste d’attente est passé de 393 en 2007, à 590 en 2018.


POUR EN SAVOIR PLUS

  • Agence de la biomédecine : agence-biomedecine.fr
  • La carte du donneur est disponible sur le site de la Fédération des associations pour le don d’organes et de tissus humains (France Adot) : france-adot.org

 

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