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Hypnose à l’hôpital : les bonnes pratiques

21 juin 2020

Technique ancienne, l’hypnose séduit de plus en plus de patients et de professionnels de santé. Reconnue par la Société française d’anesthésie et de réanimation, cette approche répond à une demande de prise en charge moins conventionnelle. Dans quels cas, selon quelles modalités ? Ce qu’il faut savoir avec le Dr Christian Gory, anesthésiste et médecin référent pour l’hypnose à l’hôpital Saint-Joseph (Paris), où l’hypnose est proposée depuis 2007.

Elle est indiquée dans des cas précis

VRAI. Elle est particulièrement indiquée pour des explorations de type endoscopie digestive, seule ou avec de minidoses d’agents anesthésiques. En dehors de la coloscopie, l’hypnose peut aussi être utilisée dans le cadre d’une chirurgie dite de surface, qui peut être faite sous anesthésie locale, telle qu’une chirurgie du cou (ganglion, chirurgie de la carotide, etc.), du membre supérieur ou inférieur, ou même un lifting.

Sous hypnose, le patient dort

FAUX. L’hypnose correspond à un état particulier dit « de conscience modifiée ». Le patient sait qu’il est dans la salle d’opération, il peut même entendre des sons, mais son esprit est ailleurs, là où il a choisi de s’évader. La personne peut, par exemple, décider de revivre un moment agréable de son existence ou faire une activité qu’elle adore. Une partie du cerveau prend alors l’imaginaire pour la réalité, déplaçant à l’arrière-plan ce qui est en train de se passer.

Elle se pratique sous deux conditions

VRAI. Il faut l’accord du patient, qui est parfois le demandeur, et du praticien. Bien sûr, le patient peut au dernier moment préférer une anesthésie générale ou locale. Ce n’est pas gênant puisqu’il aura eu une consultation d’anesthésie classique, comme tout patient qui doit bénéficier d’une intervention chirurgicale ou d’une endoscopie.

Cette méthode modifie la façon d‘appréhender l‘intervention

VRAI. L’atmosphère est plus calme dans la salle d’intervention. Et lorsque le chirurgien ou le gastro-entérologue échangent avec le personnel soignant présent, cela concerne uniquement la pathologie, les réactions et le ressenti du patient.

L‘intervention est plus longue

FAUX. C’est à peine plus long et, au final, l’hypnose permet de gagner du temps par rapport à la durée totale de l’hospitalisation. Comme il y a eu peu ou pas de produits anesthésiques, le patient a moins d’effets secondaires (vomissements, nausées, etc.) et, en cas de chirurgie, moins besoin de médicaments contre la douleur en post-opératoire, l‘effet antalgique se poursuivant après l'intervention. Conséquence : il peut rentrer chez lui plus vite. Tout cela concourt à une réduction des médicaments et de l’anxiété, que ce soit avant ou pendant l’intervention.

L‘hypnopraticien n‘est pas présent pendant l‘intervention

FAUX. Comme pour n’importe quel acte chirurgical nécessitant la présence d’un médecin anesthésiste, l’hypnopraticien, généralement une infirmière anesthésiste ayant reçu une formation ad hoc, est au côté du patient pendant toute la durée de l’acte. Même en état de conscience modifiée, le patient reste en relation avec la personne qui l’accompagne, condition sine qua non au maintien de cet état propre à l’hypnose.

Une intervention sous hypnose ne présente pas plus de risques qu’une intervention « classique »

VRAI. Les mesures de sécurité (jeûne préopératoire, surveillance des paramètres vitaux) prises pour une intervention sous hypnose sont strictement identiques à celles d’une intervention sous anesthésie générale. De plus, le patient peut à tout moment changer d’avis et demander à être endormi.

Il n‘y a pas de contre-indication

FAUX. S’il n’existe pas de profil plus adapté que d’autres à l’hypnose, il y a cependant des situations qui ne s’y prêtent guère. C’est le cas des personnes souffrant de surdité majeure ou ne comprenant pas bien le français. Le fait que l’hypnose implique une forme de dissociation exclut également les personnes qui présentent certains troubles psychiatriques.

Il existe plusieurs formes d’hypnose

VRAI. Cette technique se décline essentiellement sous trois formes : outre l’hypnosédation (avec ou sans anesthésie locale, selon le type d’acte réalisé), l’hypnoanalgésie permet de mieux contrôler les symptômes douloureux, comme en oncologie ou lors de soins douloureux. Quant à l’hypnothérapie, elle a un but psychothérapeutique, par exemple pour lutter contre les troubles anxieux.

Pour en savoir plus :
Institut français de l‘hypnose : hypnose.fr

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